Reconnu pour son exigence et son travail acharné, Serge Bilé poursuit la préparation de sa prochaine comédie musicale programmée le 21 novembre 2026 au Palais de la Culture.
Il ne travaille que des personnages ou personnalités qu’il juge bonnes, talentueuses, rigoureusement sélectionnées — « triées sur le volet ». Aime-t-il dire. Cette exigence, Serge Bilé en a toujours fait un principe cardinal. Après avoir déjà porté à la scène une comédie musicale dédiée à Félix Houphouët-Boigny, chaleureusement accueillie par le public, puis conçu des spectacles pour Aniabah ou encore Lougah François, l’auteur et réalisateur est sur le point de présenter sa nouvelle création. La date est désormais fixée : le 21 novembre 2026 au Palais de la Culture.
Autofinancée depuis les premières esquisses, la pièce entre maintenant dans sa phase critique. Trouver le budget de production nécessaire pour aboutir.
« C’est un défi, mais j’y travaille sans relâche », confie-t-il volontiers.
Et c’est peu dire. Son entourage parle d’un homme animé par une forme de compulsion créative : il compose, arrange, écrit, réécrit, coupe, ajuste, polit chaque phrase jusqu’à l’obsession.
Dans cette démarche acharnée, certains estiment qu’il dit tout ce qu’il pense, sans filtre, sans souci de ménager quiconque. Et c’est précisément là que naît la polémique. Le personnage de Thérèse Brou, se retrouve dépeint sous un angle jugé défavorable, presque accablant, par ceux qui la connaissent.
Mais son obsession de la précision narrative soulève une polémique autour de Thérèse, y apparaît sous un jour défavorable selon ses proches. Au point qu’une plainte n’est pas exclue.
« On ne la reconnaît pas », souffle un proche, choqué par la sévérité du portrait. D’autres vont plus loin. Evoquant une représentation suffisamment déformée pour envisager une action en justice.
Serge Bilé, lui, assume sa plume, sa liberté d’auteur, sa quête d’une vérité racontée à sa manière. Son rôle est d’écrire l’histoire, pas de la lisser. Reste à savoir si cette intransigeance artistique — qui fait sa force autant que sa réputation — ne finira pas par brouiller davantage encore les lignes. Entre création, fidélité et offense.
Le zèle, souvent perçu comme excessif, devient chez lui une compétence stratégique. Capacité à se concentrer longuement, endurance intellectuelle, perfectionnisme créatif. Cette intensité transforme chaque projet en laboratoire artistique où rien n’est laissé au hasard.
HARON LESLIE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
