Prisonnier mais candidat qui peut gagner à Dabou

2 semaines

Incarcéré et inculpé, Blaise Lasm maintient sa candidature législative, exposant la tension entre engagement politique individuel et discipline interne imposée au PPA-CI.

On a déféré Blaise Lasm, secrétaire général adjoint du PPA-CI, au Pôle pénitentiaire d’Abidjan le lundi 30 septembre 2025.

Il est officiellement inculpé pour provocation à l’insurrection, atteinte à l’autorité étatique et troubles à l’ordre public selon les autorités judiciaires.

Ces accusations, qui demeurent strictement procédurales, n’annulent pas légalement son droit constitutionnel d’être candidat aux élections législatives nationales.

La décision de maintenir sa candidature démontre une volonté politique forte soulignant l’importance d’exister institutionnellement malgré les obstacles judiciaires rencontrés.

En choisissant de briguer l’hémicycle depuis sa cellule, Lasm renforce l’idée que l’engagement démocratique dépasse certaines consignes partisanes contestées.

Son parti refuse les législatives, mais il estime nécessaire d’assurer une présence politique locale réclamée par plusieurs électeurs mobilisés.

Le fait qu’il soit incarcéré donne une dimension symbolique supplémentaire affirmant la résilience d’un militant refusant l’effacement politique imposé.

Sa démarche montre qu’un acteur politique peut considérer la représentation nationale comme un devoir même dans une situation personnelle difficile.

De nombreux observateurs y voient une remise en question du boycott, jugé incompatible avec les aspirations démocratiques de plusieurs militants.

Sa candidature sous bannière alliée prouve que l’espace parlementaire reste essentiel pour défendre les intérêts de sa circonscription naturellement engagée.

Lasm incarne une partie de la jeunesse politique ivoirienne désireuse d’investir l’arène nationale malgré les restrictions organisationnelles existantes.

Son geste remet au centre du débat la place de la participation électorale dans une démocratie régulièrement confrontée à de fortes tensions.

Beaucoup estiment qu’un parti ne peut durablement priver ses bases d’une expression institutionnelle lorsqu’un contexte national exige responsabilité civique.

Cette candidature affirme finalement que l’avenir démocratique nécessite des acteurs persévérants capables d’assumer leurs convictions malgré l’adversité persistante.

FATEM CAMARA

photo:dr

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