Prix Tchicaya U Tam’si 2025 : Tanella Boni lauréate à Assilah

7 mois

Le Prix Tchicaya U Tam’si 2025 consacre la poétesse ivoirienne Tanella Boni, saluant une œuvre puissante, humaine et engagée.

Dans le cadre du 46ᵉ Moussem Culturel International d’Assilah, le jury s’est réuni pour honorer une figure majeure.
À l’unanimité, les membres ont attribué le Prix Tchicaya U Tam’si 2025 à la poétesse ivoirienne Tanella Boni.
Son œuvre incarne pleinement l’exigence du Prix : profondeur humaine, force poétique et conscience aiguë des réalités africaines.
Le jury, présidé par Amadou Lamine Sall, a souligné l’ampleur de son engagement intellectuel et artistique.
Philosophe, romancière et poétesse, Tanella Boni mêle esthétique ciselée et combat pour les voix longtemps restées muettes.


Ses écrits interrogent l’identité, dénoncent l’injustice, et explorent les métamorphoses sociales traversant le continent africain.
Née à Abidjan en 1954, elle est membre de l’Académie du Royaume du Maroc et ancienne présidente de l’UECI.
Sa poésie, à la fois sobre et vibrante, parle au monde sans jamais trahir ses racines africaines profondes et vivantes.
Déjà multi-primée, elle reçoit ici l’un des plus prestigieux hommages littéraires du paysage poétique africain contemporain.


La cérémonie officielle se tiendra le 9 octobre 2025, en présence de l’ensemble des membres du jury international.


Tanella Boni rejoint un panthéon poétique prestigieux aux côtés de Maunick, Depestre, Osundare, Lamine Sall et bien d’autres.
Le Prix Tchicaya U Tam’si, créé en 1988, célèbre les voix africaines qui façonnent l’âme du continent par la poésie.
Il rend hommage au grand poète congolais Tchicaya U Tam’si, fidèle compagnon des Moussems d’Assilah depuis 1981.
Le communiqué salue chez elle une écriture dense, grave et belle, fidèle à la vocation du Prix depuis sa création.
Tanella Boni devient la deuxième Ivoirienne à remporter cette distinction majeure après des décennies de création intense.


Sa poésie trace un chemin entre l’intime et le politique, entre le silence des marginalisés et la lumière du verbe.
Elle incarne cette génération d’écrivains africains pour qui la littérature est une arme douce, mais implacable.
Célébrée à Abidjan, à Paris, à Montréal, elle fait rayonner la voix des femmes africaines bien au-delà des frontières.
Le jury a voulu, à travers elle, honorer une Afrique poétique en éveil, qui ne renonce ni à sa douleur ni à sa beauté.
Avec Tanella Boni, la poésie africaine s’affirme plus que jamais comme une parole debout, lucide, et universellement nécessaire.

HARON LESLIE

photo:dr

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