2 271 744,58 Franc CFA pour Tanella Boni

3 ans

2 271 744,58 Franc CFA! C’est le montant que vient de recevoir la poétesse ivoirienne Tanella Boni au Canada où elle s’est fait lauréate depuis hier soir, du Prix francophone international du Festival de la poésie de Montréal 2023 pour son recueil Insoutenable frontière, publié aux Éditions Bruno Doucey.

La poétesse ivoirienne devance deux autres finalistes francophones, à savoir Paul Bélanger pour Traverses, publié aux Éditions du Noroît (Canada, Québec) et Carole David avec Le programme double de la femme tuée aux Éditions Les Herbes rouges (Canada, Québec). Le prix a été remisà l’occasion d’une soirée dénommée Briller vrai, la grande soirée du Festival de la poésie de Montréal.

On voudra bien se souvenir que ce même texte Insoutenable frontière disait

« Tu portes en toi l’intensité

Du nœud de l’instant

Et le long récit consigne

A la page de ton cœur en éveil

Combien tu es un voyage

Sans fin découpé en escales

Comptées depuis la dernière marche

De ton souffle qui a soif de rencontres »

Cette strophe de huit vers extraits d’ « Insoutenable frontière »(2022) avait été affichée pendant plus d’un mois, dans les métros et autres modes de visibilité français où se lisent et partagent- loin des librairies- Victor Hugo, Montaigne par exemple et bien d’auteurs de renoms. Ces propos voulus populaires et à portée du public français vient de conquérir un jury canadien.

On voudra bien se souvenir aussi que du 9 au 13 mai dernier le Salon international du livre d’Abidjan (Sila) l’avait désignée comme écrivain à l’honneur.. Et ce pris n’est pas le premier.

En 2005 elle publie l’histoire d’un pays imaginé Zimba mais qui, à bien d’égards ressemble à la Côte d’Ivoire à la recherche d’une cohésion sociale distendue, d’un dialogue brisé par la faute de son élite politico-affairiste qui a entrainé par son impréparation à gouverner, tout le monde vers la guerre civile. Une femme arbitrairement emprisonnée essaie de garder le lien par le biais de l’écriture, par des lettres courtes qui pourraient faire songer à Mariama Bâ. Le récit est un peu corsé mais très réaliste et rencontre l’assentiment du jury du Prix kourouma qui séduit, sacre « Matin de couvre-feu » le 27 avril à Genève. Une distinction qui en appellera d´autres dont le prix international de poésie Antonio Vicarro en 2009, le prix Théophile-Gautier en 2018.

Membre de plusieurs Académies dont l’Ascad, l’universitaire, poétesse qui a sortie 4 livres en 2022 ne cesse de voir son travail être reconnu et salué par ses pairs.

 

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