Alors que les routes ivoiriennes deviennent des zones à haut risque, les chiffres explosent et les comportements dérapent.
Les routes ivoiriennes enregistrent chaque jour un ballet dense de véhicules, avec plus de 361 000 mouvements journaliers recensés.
Ce flux intense révèle une triste vérité : la route est devenue un lieu de danger permanent, source de nombreuses tragédies humaines.
À travers tout le pays, 862 335 violations du Code de la route ont été détectées rien qu’au mois d’août 2025.
Ces chiffres glaçants proviennent directement du Système de transport intelligent, bras armé technologique de la stratégie nationale de sécurité routière.
Les infractions les plus fréquentes restent l’excès de vitesse, représentant à lui seul plus de 88 % des cas recensés.
Viennent ensuite le refus de porter la ceinture, à 11,71 %, et l’usage du téléphone au volant à 0,17 %.
Installées sur les axes interurbains, plus de 300 caméras traquent sans relâche les comportements à risque et les dérives routières.
En plus d’enregistrer, ce dispositif high-tech évalue le trafic, anticipe les besoins et affine les priorités en matière d’infrastructures.
Le ministère des Transports, dirigé par Amadou Koné, interpelle les conducteurs et demande une prise de conscience nationale urgente.
Face à l’hécatombe routière, les autorités rappellent que la loi s’applique strictement à tous, sans exception ni compromis possible.
Le défi n’est pas seulement technique, il est aussi humain et culturel. Une véritable révolution des mentalités est impérative.
En Côte d’Ivoire, les comportements routiers restent souvent marqués par l’imprudence, l’indiscipline et le sentiment d’impunité quasi généralisé.
Les campagnes de sensibilisation doivent se multiplier, surtout dans les zones rurales et auprès des jeunes conducteurs inexpérimentés.
La technologie, aussi performante soit-elle, ne remplace pas la responsabilité individuelle et la conscience collective face à la vie humaine.
Chaque infraction est un risque potentiel de mort. Respecter le Code, c’est protéger sa vie, celle des autres et celle de la nation.
Le moment est venu d’agir, pas demain.
FATEM CAMARA (stagiaire)
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

