Côte d’Ivoire : des femmes s’élèvent

10 mois

Réunies à Cocody, des femmes du Front commun et de la société civile lancent un cri de ralliement national. Elles réclament justice, vérité et élections transparentes, à l’aube d’un nouveau cycle politique qu’elles refusent de voir basculer dans la violence.

Dans la cour de la Maison du Pdci-Rda, les femmes ivoiriennes ont lancé un appel retentissant ce vendredi 5 septembre 2025.

Venues du Front commun et de la société civile, elles se sont levées d’une seule voix pour défendre paix, justice et dignité.

Odette N’Zi, cheffe de file de la mobilisation féminine du Pdci-Rda, a livré un message empreint de force et de gravité.

« La Côte d’Ivoire a trop saigné. Plus jamais ça. Plus jamais une élection ne doit engendrer des larmes ou du sang. »

Elles appellent à des élections crédibles, ouvertes à tous, libérées des exclusions politiques, des décisions arbitraires et des pressions judiciaires.

« Une seule décision de justice injuste peut faire vaciller tout un pays. L’indépendance des juges est donc un devoir républicain. »

Les femmes ont exhorté les Forces armées à rester républicaines, à ne jamais braquer leurs armes contre la population qu’elles doivent protéger.

« Un soldat ne tire pas sur son frère. Une arme ne répond pas à la colère, mais à l’ordre de la loi. »

Elles ont interpellé les chefs religieux et coutumiers, gardiens de l’âme nationale, pour qu’ils disent la vérité, sans peur ni parti pris.

Elles ont lancé un message clair à la France, appelant à rompre avec les logiques de domination et les silences complices du passé.

« La France ne peut plus regarder ailleurs. Son silence a fait trop de morts. Elle doit écouter le peuple, pas les deals. »

Les femmes n’ont pas parlé seulement comme militantes. Elles ont parlé en mères, en veuves, en filles, en cœurs brisés par l’Histoire.

« Nous avons enterré nos enfants. Lavé le sang de nos maris. Nous refusons d’être encore les premières à pleurer. »

Leurs mots n’étaient pas une supplique, mais un manifeste. Elles réclament leur droit à la vie, à la paix et à la vérité.

Elles ont appelé chaque Ivoirien à rester vigilant, à rejeter les provocations, à ne pas céder à la peur ni à la haine.

« Quand les femmes se lèvent, la Nation se relève. Nous sommes prêtes à marcher, à parler, à résister pour sauver le pays. »

FATEM CAMARA (stagiaire)

photo:dr

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