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Dans cet éditorial, Ferro Bally, journaliste chevronné et ancien du groupe Olympe et de Fraternité Matin, revient sur la mue inattendue de la Commission électorale indépendante (CEI).

D’institution rigoureuse et redoutée, elle semble devenue permissive, au point d’ouvrir ses portes à tous les candidats sans filtre. Une dérive symptomatique d’une perte d’autorité, provoquée, selon lui, par le zèle excessif de son président, désormais contraint à l’effacement.

Méticuleuse et pointilleuse, la Commission électorale indépendante (CEI) veillait au grain. Elle filtrait tout et s’engageait à ne composer qu’avec ceux qui montraient patte blanche.

Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Et beaucoup d’eau a été mise dans le gnamakoudji. À la surprise générale, l’organe électoral est ainsi devenu une passoire.

La CEI n’est plus regardante ni intransigeante. Elle a distribué des kits de parrainage citoyen à tous ceux qui en faisaient la demande, sans poser de questions. Elle accueille en ce moment les dossiers de candidature à la présidentielle, sans le moindre examen.

C’est une vaste cour de récréation, où chacun se livre à son jeu politique. D’acariâtre, la CEI est devenue débonnaire. En réalité, elle paie le prix du zèle assez excessif de son président.

Dans l’ivresse du rôle de pierre angulaire du processus électoral, Coulibaly-Kuibiert Ibrahime ne portait pas de gants. Écumant les plateaux télé, il s’était arrogé le droit de vie ou de mort politique sur les acteurs du champ.

Mais sous les coups de boutoir d’une partie de la classe politique et de l’opinion publique, il a choisi de faire profil bas, réalisant en définitive que tout ce qui est excessif finit par paraître insignifiant.

F. M. Bally

photo:dr

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