Ce vingt-six juin, dans la mémoire vive de la Côte d’Ivoire, souffle une bougie de plus sur la voix d’or du journalisme sportif. Fernand Dédeh.
Originaire de Sapigo (contraction de Sapia, dans le cœur battant de Daloa, il porte dans ses mots les résonances d’une terre fière, digne et pétrie d’authenticité.
D’abord diplômé en sciences physiques, il choisit d’écrire. De raconter, de vibrer — aux côtés de Bamba Alex Souleymane et sous l’accompagnement d’Eugène Diomandé.
Au journal Agora, il façonne une plume sans concession, précieuse comme une source en saison sèche. Eclairant les lignes de l’histoire ivoirienne du sport et de la nation.
Son passage à la RTI, au département des Sports, fut un basculement vers l’éternité audiovisuelle. Où chaque match devenait poème et chaque but, rituel sacré.
Fernand Dédeh, c’est aussi cette silhouette rassurante sur les rives numériques. Blogueur affûté, analyste rigoureux et éclaireur des foules modernes en quête de repères crédibles.
Avec Jeune Afrique, il offre à l’international une lecture fine, lucide, documentée de la passion sportive et de la Côte d’Ivoire profonde.
Notamment avec un bel hommage à l’homme d’Asmara, Laurent Pokou.
Ses carnets de terrain sont autant d’archives vivantes d’une époque en rupture. Où chaque mot pouvait faire ou défaire un équilibre fragile.
À la CAN ou aux Coupes du Monde, son micro est celui d’un griot du football. Humble messager des émotions collectives et miroir des ambitions africaines.
Formateur, consultant-média, mentor éclairé : ses 30 années d’expérience construisent des générations de journalistes debout. Exigeants, amoureux du mot juste et du silence nécessaire.
Chevalier de l’Éducation, du Sport et de la Communication, il incarne l’élégance de la voix publique. Celle qui rassure sans flatter, qui éclaire sans aveugler.
Les réseaux sociaux qu’il habite désormais deviennent agora critique et espace d’alerte. Sa pensée fluide et posée y replace l’essentiel au cœur des débats.
Il n’a jamais oublié que la rigueur est un style, et que l’intégrité est une armure que le temps ne parvient jamais à ternir. Ou à fissurer.
A dernier salon du livre d’Abidjan de mai 2025, il a sorti un ouvrage de ses reportages en collaboration avec un ami et fan sociologue.
En ce jour anniversaire, la presse, les stades, les artistes et les lecteurs saluent un homme rare, pont entre générations, et phare dans le brouillard du vacarme ambiant.
Joyeux anniversaire Fernand Dédeh. Que cette année nouvelle vous apporte santé, joie, et souffle pour continuer à dire le monde avec tendresse et vérité mêlées. Il tient encore son micro/sa plume roseau. Dedeh, journaliste même attaqué, humilié ou réduit au silence, reste debout — avec dignité et foi dans la vérité.
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

