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Simone sans Laurent : la candidate trace son propre chemin vers le sommet

À deux jours de la clôture des candidatures, Simone Gbagbo dépose la sienne. Plus qu’un acte politique, une déclaration de combat.

La figure controversée revient au centre du jeu, portée par son Mouvement des Générations Capables (MGC) et une volonté de rupture.

Le 24 août 2025, Simone Gbagbo a déposé son dossier présidentiel à la Commission électorale indépendante, à Abidjan-Plateaux.

Deux jours avant la clôture, son entrée officialise un retour politique majeur et envoie un signal clair à ses opposants.

L’ex-Première dame, fondatrice du MGC, affirme vouloir « incarner un renouveau crédible face à la fatigue démocratique ambiante ».

Une trentaine de dossiers ont été déposés à la CEI, preuve d’un climat politique chargé et d’une compétition intense.

Simone Gbagbo ne se présente pas comme une revenante, mais comme une survivante, une militante aguerrie aux batailles du pouvoir.

Pendant que d’autres aspirent au pouvoir, elle dit vouloir redéfinir la gouvernance, dans un pays en quête de justice sociale.

La date de dépôt n’est pas anodine : stratégique, tardive, pour mieux créer l’effet de surprise et peser médiatiquement.

Son parcours est marqué par la controverse, la prison, les renoncements, mais aussi la fidélité à une cause nationale.

Le Mouvement des Générations Capables veut répondre aux attentes de la jeunesse, des femmes, des oubliés des politiques d’État.

Simone Gbagbo ne parle plus au nom d’un ancien régime, mais d’une génération désillusionnée en quête d’alternatives crédibles.

Son discours évoque une rupture pacifique, une démocratie ancrée dans les réalités rurales, populaires, et non plus élitistes.

Le dépôt de sa candidature est un acte hautement symbolique, une revanche politique mais aussi un engagement personnel renouvelé.

Celle que l’on a longtemps réduite au rôle d’épouse redevient protagoniste centrale, libre, indépendante et stratégiquement repositionnée.

Face aux poids lourds et aux visages neufs, Simone Gbagbo veut incarner l’expérience, la cohérence et le courage politique.

Son projet défend une gouvernance plus transparente, une redistribution juste et la réconciliation comme fondement d’un nouvel ordre civique.

Elle entre dans la course non pour compléter la liste, mais pour déstabiliser les équilibres installés depuis trop longtemps.

Derrière cette candidature se joue une page d’histoire, une tentative de réécrire le destin d’une femme et d’un pays.

Les regards se tournent désormais vers la CEI, pendant que Simone Gbagbo s’impose déjà dans les débats politiques majeurs.

JULIEN BOUABRE

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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