Le Secrétaire général du Syndicat Alliance nouvelle des agents de la Direction Générale des impôts (Anadgi) fait des révélations de taille
Des professeurs d’épreuves physiques officiant dans des cabinets aux impôts, des enseignants de Lycée affectés à la Direction générale des impôts pendant que l’Etat subit un déficit d’enseignants sur toute l’étendue du territoire.
C’est à n’y rien comprendre. « La Dgi n’est pas un dépotoir » est le thème de la conférence de presse qu’a animé Michael Dougrou, le Sg de l’Anadgi qui s’est demandé qui prenait la décision d’installer là où on a besoin de compétence, des agents non adaptés.
« Nous avons des aînés, payés à ne rien faire, assis à la maison en attente des nominations qui trainent depuis 2021. Au lieu d’eux, on fait venir des profils différents dont la Direction générale n’a pas besoin. C’est une insulte à la République. » affime écœuré le Sg de l’Anadgi qui entend saisir le Conseil d’Etat pour ces affectations fantaisistes mais également pour le profil de carrière
Les agents formés à l’Ecole nationale d’administration sont le cœur de cible malheureusement, il y a parallèlement une migration massive qui gangrène le fonctionnement de la direction générale.
Ce disfonctionnement impacté négativement l’économie nationale et fait perdre à la Côte d’Ivoire cette année 5 milliards de francs par direction régionale. 300 postes sont vacants depuis 2021 jusqu’à aujourd’hui.
Et certains autres sont à la retraite alors qu’ils ont atteint l’âge de la retraite.
L’Anadgi est une organisation syndicale qui représente les employés de la Direction Générale des Impôts, l’administration fiscale de Côte d’Ivoire. Elle est formée pour défendre les intérêts des travailleurs, négocier des conditions de travail équitables, protéger les droits des employés et faire entendre leur voix auprès des autorités gouvernementales et de la direction de l’organisation.
JM AHOUSSY
POUVOIRS MAGAZINE

