Gbohou Zenab, 10 ans mini Miss Intellect 2025, reine d’esprit et voix des oubliés

9 mois

À 10 ans, Gbohou Zenab Kendra refuse de n’être qu’un joli sourire. Elle pense, elle écrit, elle défend. Couronnée Mini Miss Intellect 2025, elle transforme un concours en plaidoyer pour les enfants invisibles.

Un prix, un combat, une enfant qui pense déjà comme une grande.

Samedi 23 août, à Treichville, une enfant de 10 ans a bousculé les idées reçues sur les concours de beauté.

Gbohou Zenab Kendra, Élève de 6e admise en 5e  a remporté la couronne de Mini Miss Intellect 2025, édition aussi brillante que nécessaire.

Face à 23 autres candidates venues d’Abidjan, elle a conquis le jury par ses connaissances, sa parole et son livre.

« Si le gars était un enfant de la rue » : tel est le titre percutant de son plaidoyer social transformé en roman.

Zenab n’a pas pleuré de joie. Elle a parlé avec assurance, réclamant attention pour ceux que la société abandonne trop vite.

Elle est repartie avec un terrain de 7 millions, 500 000 FCFA en espèces, un ordinateur et des cadeaux multiples.

Mais son véritable prix, c’est d’avoir transformé un podium en tribune et une couronne en outil d’engagement littéraire.

Le concours, organisé par Brenda Céleste Béhou, veut casser les codes : ici, la beauté commence par la tête, pas le miroir.

Dictée, lecture, mathématiques, anglais, culture générale, art oratoire, intelligence artificielle : les épreuves forgent l’esprit plus que l’apparence.

Brenda Béhou appelle à un soutien d’État pour faire de cette initiative un événement national, et pas juste une curiosité locale.

Les jeunes filles, âgées de 6 à 12 ans, y ont démontré que l’élégance commence dans le verbe et la pensée.

Trois catégories, trois gagnantes, mais une mission commune : défendre les causes sociales des enfants qu’on oublie en silence.

Orphelins, enfants en difficulté, victimes de harcèlement scolaire : leurs voix sont faibles, mais portent à travers celles de ces mini-militantes.

À 10 ans, Zenab dérange : trop jeune pour penser si fort ? Ou trop brillante pour qu’on ne l’écoute pas ?

Ses mots sont simples, mais lourds de sens. Ils interrogent l’école, la rue, l’avenir. Ils exigent plus que des applaudissements.

La Côte d’Ivoire célèbre une mini miss. Mais derrière le ruban, il y a déjà une autrice, une conscience et un combat.

FATEM CAMARA (stagiaire)

photo:dr

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