Jean-Louis Billon : «respectez ceux qui ont vécu »

7 mois

Confiant et offensif, Jean-Louis Billon revendique sa légitimité politique et balaie les critiques sur sa candidature.

L’homme d’affaires et ancien ministre ivoirien du Commerce Jean-Louis Billon a déposé officiellement sa candidature auprès de la Commission électorale indépendante (CEI). La veille, il a reçu le soutien du Congrès Démocratique, une nouvelle plateforme réunissant 18 partis et mouvements politiques.

Entre enracinement territorial, pragmatisme économique et foi dans les règles du jeu démocratique, l’homme d’affaires et politique tient à se positionner comme un outsider sérieux face aux figures établies.

« Ne me minimisez pas tout de même », lance Jean-Louis Billon, avec une assurance teintée de fermeté. « Les parrainages ? J’avais dit que je les obtiendrais, je les ai obtenus. Et bien au-delà du seuil requis. »
S’il affiche une telle aisance, c’est parce qu’il ne débarque pas en terrain inconnu. « Contrairement à beaucoup d’acteurs politiques, je suis solidement implanté dans plusieurs régions du pays grâce à mes activités entrepreneuriales.

Cette présence de longue date m’a facilité l’obtention des parrainages. »

Fort de cet ancrage local, Billon voit plus loin : « Cela me libère du temps et de l’énergie pour aller conquérir d’autres zones. Je ne me serais pas lancé dans cette bataille si je ne me savais pas prêt. Il faut apprendre à respecter ceux qui ont de l’expérience. Respectez ceux qui ont vécu»

Pour lui, ses forces résident précisément dans ce qui le distingue : une trajectoire hybride entre économie et politique, un ancrage régional réel, et une parole franche. « Mes atouts sont différents de ceux des autres candidats. C’est ce qui fait ma force… et mon charme aussi », glisse-t-il avec une pointe d’ironie.

Sur la question brûlante d’un éventuel quatrième mandat d’Alassane Ouattara, Billon refuse la polémique stérile : « Un troisième mandat a été consommé, un quatrième est donc techniquement envisageable. Mais dépassons ce débat. L’enjeu, c’est que la démocratie fonctionne et que nous l’emportions par les urnes. »

 par  MARIE GNIALET

photo:dr

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