À deux mois d’une élection présidentielle cruciale, la Côte d’Ivoire avance sur une ligne de crête entre espoir démocratique et risque de tensions.
Pendant ce temps, le monde commémore le 9 août le bombardement de Nagasaki, symbole universel des ravages de la violence. Une mémoire lointaine ? Peut-être. Mais une leçon précieuse pour une nation comme la nôtre, qui doit sans cesse choisir entre confrontation et paix.
Le 9 août, le monde se souvient de Nagasaki, ville détruite par la bombe atomique en 1945 dans un élan de violence extrême.
Cette tragédie a tué des dizaines de milliers de personnes en quelques secondes. Laissant des séquelles profondes et un traumatisme intergénérationnel durable.
Aujourd’hui encore, cette date appelle à la paix, à la vigilance face aux violences politiques, aux guerres, aux armes et à la haine.
Mais cette mémoire est souvent absente chez les jeunes. Notamment en Afrique, où Nagasaki reste une histoire lointaine et peu enseignée.
Pourtant, le message que porte Nagasaki est universel, surtout en Côte d’Ivoire, à deux mois d’une élection présidentielle cruciale et sensible.
L’histoire récente de notre pays nous rappelle à quel point un climat tendu peut rapidement basculer dans la violence incontrôlable.
Comme à Nagasaki, il suffit d’un moment de basculement pour que la vie s’effondre et que la paix disparaisse brutalement.
La jeunesse ivoirienne, qui n’a pas connu directement les crises passées, doit comprendre que la paix est un bien fragile et précieux.
Commémorer Nagasaki, c’est offrir à cette génération un repère, une mémoire partagée, un avertissement face aux discours de haine et d’exclusion.
La Côte d’Ivoire, comme toute l’Afrique, s’est engagée pour la paix avec le traité de Pelindaba contre les armes nucléaires.
Ce choix de paix doit aussi se traduire dans nos comportements citoyens, surtout en période électorale, où les tensions montent rapidement.
Nagasaki nous enseigne qu’aucune société n’est à l’abri du pire lorsque la raison cède la place à la violence.
Répétons-le à nos jeunes : voter, débattre, s’exprimer ne doit jamais devenir un prétexte pour détruire ou tuer.
Souvenons-nous de Nagasaki non pour pleurer le passé, mais pour protéger notre avenir, ici même, en Côte d’Ivoire.
Gbagbo avait 3 mois et Ouattara 3 ans.
JULIEN BOUABRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

