Trump humilie l’Europe : un accord à sens unique, 27 contre 1

7 mois

Alors qu’il se détend en Écosse entre deux parties de golf, Donald Trump impose à l’Union européenne un accord commercial et énergétique totalement déséquilibré.

Entre divisions internes et capitulation diplomatique, l’Europe s’incline une fois de plus face à la méthode Trump.

Dimanche 27 juillet, journée sombre pour François Bayrou, Premier ministre français. En effet, Donald Trump, le tonitruant président américain, en vacances en Écosse entre deux coups de golf, a tordu le bras à l’Union européenne.

Face à lui, une Ursula von der Leyen étrangement docile, presque écolière, a accepté les conditions dictées depuis le Bureau ovale.

Cet accord — ou plutôt cette prescription unilatérale — impose des droits de douane de 15 % sur les produits européens importés aux États-Unis. En échange, l’Union s’engage à acheter 750 milliards de dollars d’énergie américaine, en substitution au gaz russe. Et à investir 600 milliards supplémentaires aux États-Unis. Notamment dans le secteur militaire.

La messe est dite : l’Europe plie, les États-Unis triomphent.

Mais au-delà de l’accord économique, Donald Trump parvient surtout à diviser les 27. Paris se dit indigné, Rome se félicite, Berlin applaudit. Tandis que Viktor Orbán, président hongrois, qualifie l’accord de « pire que celui obtenu par le Royaume-Uni ».

Moscou, privé d’un de ses clients énergétiques, réagit avec ironie. Le Kremlin, désormais aguerri aux sanctions, plaint une Europe incapable de défendre ses propres intérêts.

Les économistes rappellent que 20 % des exportations européennes sont destinées aux États-Unis. L’accord est donc non seulement une victoire commerciale pour Washington, mais aussi un tournant stratégique.

« Une alliance de peuples libres, rassemblés pour affirmer leurs valeurs et défendre leurs intérêts, se résout à la soumission », déplore François Bayrou. Face à une Europe désunie, Trump a encore une fois fait mouche.

TAMA CESAR

photo:dr

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