Akossi Bendjo: « Nous ne voulons plus d’élections porteuses de sang »

10 mois

Nouvelle alliance, nouveau ton. L’opposition ivoirienne formalise un pacte stratégique pour 2025. Objectif : paix, transparence, inclusion et réconciliation.

À Cocody, ce 16 juillet 2025, les masques tombent, les ambitions convergent, l’alliance devient Front commun. L’histoire s’accélère.

Le PPA-CI et le PDCI-RDA unissent leurs forces. Cette fois, c’est scellé : l’opposition entre en ordre de bataille.

Noël Akossi Bendjo dévoile la charpente de la plateforme. Il parle au nom de Thiam. Le message est clair.

Préserver la cohésion nationale. Promouvoir la paix. Réconcilier les électeurs. Restaurer la démocratie. Le pacte repose sur ces fondations essentielles.

« Plus jamais d’élections sanglantes », tonne Bendjo. La salle acquiesce. Le ton change, l’intention est assumée : rompre avec la violence.

Le Front commun veut des élections justes, inclusives, vérifiables. Une démocratie sans taches ni exclusions. Une compétition loyale, pas un champ de ruines.

Les figures majeures de l’opposition doivent réintégrer la liste électorale.

C’est une revendication ferme, non négociable, portée collectivement.

Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé : l’opposition exige leur retour. Sans eux, la transparence est fictive.

Réviser la liste électorale. Ouvrir un dialogue politique réel. Inclure la société civile. Instaurer des règles du jeu acceptées de tous.

Habiba Touré l’assure : il ne s’agit pas d’un marché d’ambitions personnelles, mais d’un pacte pour la République.

Derrière cette entente, une volonté : dépasser les vieux réflexes partisans, parler à tous les Ivoiriens, réunir ce qui fut divisé.

Sébastien Dano Djédjé tranche : « La Côte d’Ivoire est plus précieuse que nos partis. » L’unité devient devoir républicain.

Damana Pickass complète : « Le front commun est l’alternative. C’est le vrai espoir des Ivoiriens pour l’élection de 2025. »

Unité dans l’adversité. Stratégie assumée. Nouvelle narration. Le Front commun veut briser le cycle du repli et du silence politique.

Ce 16 juillet, un message retentit : l’opposition ne se résigne plus. Elle construit. S’unit. Revendique et avance.

JULIEN BOUABRE

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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