Ce 29 juin, les pensées venues d’Abidjan comme de Londres ou Paris se rassemblent pour saluer une vie, un parcours, un homme.

Taqui Roger Pierre, né un 29 juin 1964, est aujourd’hui au cœur de nos vœux, de nos prières d’amour, et de notre mémoire collective.

Fils de Thérèse et de Venance Taqui, dans une fratrie de quatre (Dominique son aîné, Olivier son cadet, l’inoubliable Christianne, mère d’Emmanuel). Il porte avec discrétion le poids et l’élan des liens durables.
Des bancs du Collège de Cocody au Lycée Classique, jusqu’aux couloirs du Cours Casting. Il a tracé sa voie avec force et amour. Il était d’un bon commerce. Et le reste toujours.
Londres est pour lui un saut, pas une fuite : une extension naturelle de sa curiosité, de sa quête, de son esprit libre.
Dans la cité des cadres, on l’appelle Gbêdê le solitaire — pourtant l’homme sait le monde, l’écoute, le bain de foule, le contact.
Il aime les balles de tennis, les paniers de basket, les lucarnes de football — « Gary Lineker », l’ont appelé les intimes. Et lui même aussi.
La basse et le clavier lui obéissent avec la même élégance. Un temps, il forma même un groupe d’amateurs de musique juste pour le plaisir avec Jeff Aka de la Télé d’ici Nci. « The Gbedown quartet »
Aujourd’hui, l’équilibre physique est plus fragile, mais la remontée est là, visible, progressive, comme une marche lente mais sûre vers la lumière.
Et hier 28 juin, (veille de son anniversaire comme ses hasards et coïncidences qui donnent à réfléchir) à Villa-Cadres, son quartier d’enfance, il y a eu ce geste discret, silencieux, mais profond : une prière collective, un rassemblement qui exhale l’amour sans condition. Qui traduisent les amours belles et fortes dans une cité vieille de 55 ans nichée entre l’école de police et l’école de gendarmerie et dont les Taqui habitent la villa 84.
Une fête mais pas que.
Pas qu’un appel solennel, mais une communion simple, sincère, entre générations mais en faveur des séniors majoritairement.
Une vibration partagée la veille des 61 ans de Gbêdê.
Les anciens, les jeunes, les visages connus : tous ont levé le cœur vers le ciel pour s’aimer.
Il y avait dans l’air une sorte d’invitation à la patience, à l’espérance, à la fraternité. Comme si Villa-Cadres priait en chœur.
Ce quartier-là n’est pas seulement une adresse. Il est habité d’une âme. Il garde, il soutient, se souvient.
Villa-Cadres, ce n’est pas qu’un lieu de 110 villas : c’est une promesse. Celle que personne n’est jamais seul. Pas même dans l’épreuve.
Alors, en ce jour particulier, les Abla, Mao, Amany, Kapo, Adoubi, Koné bangali, Kacou, Diallo, Diomandé, Tanon, Tano, Kouassi, Konan, Koffi, Didi Kouko, Essoh, Tchicaya, Lasmel, Tonian, Toro, Yao Saraka, Attougbré, Kissié, Hoguié, Mobioh, Berté, Zagol, Brou, Zunon-Kipré, Manouan, Vangah, N’Zi, Guédé, Coulibaly, Moularé, Kébé, Daubré, Gbocho, Soro, Koffi Brou, Kouamé, Oulé, Diarra, Diarrassouba, Nandjui, Angaté, Koné, N’koumo Mobio, Ebah, Salomon, Sangaré, Assemian et même ceux absents sur cette liste.. disons : heureux anniversaire, Taqui Roger Pierre. Que ta santé s’élève comme l’amour nous élève.
Que la musique revienne, que le rire généreux se ranime, que le souffle se libère. Reste fort dans l’épreuve.
Nous t’attendons. Nous te portons. Villa-Cadres t’aime. Londres te veille. Le monde te salue.
Et tu me réponds, depuis Londres avec Maman Diomandé, une texane aussi à tes côtés: « on se maintient L’Baron mon frère, grâce à une femme superbe«
Suav’anniversaire TAROPI.
ALEX KIPRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

