Guillaume Soro : entre exil, répression et volonté de renouveau politique en Côte d’Ivoire
Guillaume Soro, ancien Premier ministre et ex-chef rebelle ivoirien, dénonce une dérive autoritaire des autorités. Exclu de la présidentielle d’octobre, il est condamné à perpétuité en 2021. Depuis son exil en 2019, il milite pour un retour démocratique.
Dans une vidéo du 1er mai 2025, Soro qualifie la situation de « gravissime » à six mois du scrutin. Il dénonce une exclusion arbitraire de quatre figures de l’opposition, représentant près des trois quarts de l’électorat. Il cite Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et lui-même.
Les autorités ivoiriennes justifient ces exclusions par des décisions judiciaires. Soro les qualifie de « mascarade électorale » et refuse de les accepter. Il interroge : « Peut-on encore parler d’élection dans un pays où on choisit ses adversaires ? »
En exil, il a rencontré des leaders africains et européens pour soutenir sa cause. Il exprime sa volonté de revenir en Côte d’Ivoire, son pays natal. Il déclare :
« C’est là que j’ai vocation à finir mes jours. »
Soro envisage une candidature à la présidentielle de 2025. Il appelle à une réforme du système électoral et à une réconciliation nationale. Il annonce : « Ceux qui croient pouvoir m’écarter se méprennent. Ils ne peuvent pas m’écarter »
Ouattara a choisi « l’injustice comme méthode, l’arbitraire comme politique, la peur comme stratégie »
Son mouvement, Générations et Peuples Solidaires (GPS), exige sa réintégration sur la liste électorale. Il dénonce une volonté manifeste du pouvoir d’éliminer arbitrairement des adversaires politiques. Il appelle à une mobilisation nationale pour des élections libres et transparentes.
Guillaume Soro, malgré les obstacles, reste déterminé à jouer un rôle clé dans la politique ivoirienne. Il continue de revendiquer son droit à participer activement à la vie politique de son pays.
ETHAN GNOGBO
photo;dr
POUVOIRS MAGAZINE
