« Vu l’espérance de vie en Côte d’Ivoire qui est de moins de 60 ans, je pense qu’il faut donner la chance aux jeunes tôt.
L’idée c’est qu’à un moment donné, on sache prendre sa retraite politique.
La politique est peut-être le seul secteur où on ne parle pas de retraite.
Dans tous les corps de métier, même dans le clergé, si vous n’êtes pas évêque avant un certain âge vous partez à la retraite à 65 ans. Si vous n’êtes cardinal vous partez à la retraite à tel âge. Il y a une retraite qui est organisée. En politique ? Non !

Bien sûr que pour gérer un Etat, il faut une certaine expérience. C’est pour cela que l’on peut durer. Mais il ne faut non plus que le monde politique soit une maison de retraite.
Quand on est dans un régime présidentiel où le maximum de responsabilités repose sur le Président, on considère que 2 mandats c’est suffisant. Parce que le Président de la République arrive éprouvé.
Dans toute structure, dans toute institution, il faut du sang neuf. C’est le sang neuf qui renouvelle et huile le moteur et qui permet de se développer plus vite.
Je serai candidat en 2025.
Il y a encore des éléments « conflit gènes » du monde politique. Et il faut qu’on traite toutes ces questions avant d’arriver en 2025. Si on maintient certaines dispositions de la constitution, le conseil constitutionnel que nous avons, la Commission électorale indépendante. Avec le découpage que nous avons et toutes les querelles qui existent encore au niveau du monde politique, on va arriver en 2025 à des élections calamiteuses »
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