Sénégal: victoire de Diomaye Faye, Sonko pas si content

2 ans

Les résultats officiels de l’élection présidentielle devraient être connus dans le courant de la semaine et déboucher sur des dissensions.

 L’un est calme, l’autre est bouillant.

Les différences d’opinion sur des questions politiques clés, des conflits personnels ou des incompatibilités de personnalité entre le chef de parti et son adjoint vont dès le vendredi jour de l’annonce officielle des résultats, également jouer un rôle dans la séparation entre Ousmane Sonko et Diomaye Faye.

Des problèmes de communication, de confiance ou de leadership vont survenir et entraîner des frictions au sein du parti.

Désormais, Diomaye Faye tient le rôle de leadership au sein du parti, cela va créer des tensions avec le chef de parti, en particulier parce qu’à la réalité les deux parties ont des visions différentes de l’avenir du parti.

Déjà que Sonko niait tout leadership à Macky Sall, ce n’est pas devant Diomaye qu’il refusera de voir grandir, qu’il va réculer. Sur le plan interne, l’élection, si elle est confirmée, de DIOMAYE FAYE sonnera inévitablement le glas de sa relation avec son mentor SONKO.

Passée l’euphorie de la victoire et sa prestation de serment, DIOMAYE FAYE devra assumer la plénitude de la fonction présidentielle et, de ce fait, devra s’affranchir de tout interventionnisme de SONKO dans sa gouvernance.

Pire, le processus de fragilisation voire d’extinction politique de SONKO sera manœuvré par son ancien lieutenant devenu chef de l’Etat.

C’est connu: le Pouvoir Suprême d’Etat est une drogue dure qui ne se partage pas.

Aussi surprenant que cela pourrait Ousmane SONKO, secrètement, n’est pas content de cette victoire et craint de devoir dire adieu à son ambition de devenir un jour Président du SENEGAL.

Sur le plan régional et international, ce nouveau régime par son coté clivant, intransigeant voire vindicatif, va transformer le SENEGAL en paria coupé de la communauté internationale, comme le sont le MALI, le Burkina Faso et le NIGER.

Le peuple sénégalais a choisi et son choix doit être respecté, mais le propre du peuple est d’être versatile et naïvement passionné.

Ce peuple ne supportera pas paradoxalement de voir un changement abrupt, une rupture brutale.

JULIEN BOUABRE

POUVOIRS MAGAZINE

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