Le programme mené par la conteuse professionnelle Flopy a déroulé son spectacle de fin d’édition (la 5e) le samedi 17 février en fin d’après-midi sur la scène de l’institut Français.
Une semaine durant, Flopy et son équipe ont animé des ateliers de conte à l’intention de jeunes conteurs et conteuses de certains établissements scolaires du District, des master class en technique de conte à l’intention de bibliothécaires, d’institutrices, d’enseignants, des spectacles auprès d’enfants en difficulté notamment à la Case des enfants.
Le spectacle livré par les enfants à l’Institut Français a été bien maîtrisé par ses acteurs principaux.
De l’animation avec le duo de speakerine très drôle au micro avec du verbe et de la verve, et les différents groupes de conteurs et conteuses des groupes scolaires Madeleine Danielou et Les Papillons qui se sont succédés.
Il y avait de la bonne diction dans le texte, de l’entrain dans la mise en scène et de l’humour en soupçon. Signe que ce programme a du bon, dans sa vocation de former les tout-petits à la narration d’une histoire, à la culture de l’oralité et à la littérature également.
Ce spectacle doit aussi sa réussite à la formation qu’a donnée la conteuse française Claudia CAMPISANO dit Claudia Mad’moiZèle, formatrice invitée de Flopy, la directrice artistique de Ivoire Graine de Conteur.
La salle de spectacle de 600 places était comblée, de parents et d’élèves, d’enfants qui ont pu jauger l’intérêt de ce programme dans la formation des jeunes esprits.
Après 5 éditions probantes, l’un des objectifs de Flopy et sa troupe est de faire bénéficier de ce programme aux enfants de l’intérieur du pays. « Ce qu’on a fait ici à Abidjan et qui marche bien peut aussi marcher à l’intérieur du pays. Les enfants là-bas ont aussi ce besoin d’apprendre à conter et à structurer une narration, un récit. C’est un exercice de désinhibition qui permet à l’enfant de prendre la parole en public. Pour aller à l’intérieur, il nous faut du soutien logistique et financier. Donc nous sommes ouverts, disponibles pour les autorités qui voudront bien nous accueillir », a plaidé Flopy, sous le regard de Mme Henriette Billon, l’une des spectatrices de marque.
HARON LESLIE
POUVOIRS MAGAZINE
