Comme un bulldozer, l’ancien président américain Donald Trump a remporté ce mercredi 24 janvier 2024, la primaire républicaine de New Hampshire face à Nikki Haley, ancienne ambassadrice américaine aux Nations unies.
C’est la seconde étape d’une série de consultations dans douze (12) États américains, appelés à se prononcer pour l’investiture républicaine pour la prochaine élection
Après l’Iowa la semaine dernière, l’ancien président américain Donald Trump remporte la primaire dans l’État du New Hampshire, devant son ancienne ambassadrice à l’ONU Nikki Haley, après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins. De quoi confirmer son statut d’ultra favori dans ces primaires républicaines, même si sa rivale ne s’avoue pas vaincue.
Depuis sa défaite en novembre 2020, qu’il n’a jamais reconnue face au président Biden et alors qu’il fait face cette année à quatre procès au pénal, Donald Trump est déterminé à prendre sa revanche sur son rival démocrate.
Ce particularisme a permis à Haley, 51 ans, que l’extrémisme du milliardaire populiste fait passer pour une modérée, de réaliser un très bon score. Mais très insuffisant pour inquiéter Trump, qui confirme son statut de « patron » du Parti républicain, grâce au soutien sans faille de la faction populiste dite « Maga » (Make America Great Again).
La course est loin d’être terminée »,
a déclaré crânement l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud, à l’annonce des résultats du New Hampshire. Mais dans son propre État, où l’on votera le mois prochain, elle est donnée battue et les élites politiques locales ont déjà rallié le camp Trump. L’ancien Président s’est agacé du refus d’Haley de jeter l’éponge, une honte !
a-t-il déclaré à devant ses soutiens réunis à Nashua. Avant de la traiter, avec sa muflerie habituelle, de cervelle d’oiseau
sur les réseaux sociaux.
Côté démocrate, Joe Biden, 81 ans, l’a emporté facilement sur le représentant du Minnesota Dean Phillips (51,6 % contre 19,7 %) et l’écrivaine Marianne Williamson (4,7 %), alors même que son nom ne figurait pas sur les bulletins, en raison d’une bisbille entre le Parti et sa branche locale. Ses partisans ont dû l’inscrire « manuellement ». Le Président sortant s’apprête seulement à entrer en campagne et il compte bien « tuer » le semblant de match, le 3 février, dans la primaire démocrate de Caroline du Sud, où il avait pris le large lors des primaires de 2020.
ETHAN GNOGBO
POUVOIRS MAGAZI

