Il a fait a peu près toutes les étapes et batailles du livre et aujourd’hui représente la figure la plus significative de la chaine du livre, dans son pays la Côte d’Ivoire qu’il représente bien à l’étranger.
Dès qu’il s’agit de livre, il a presqu’envie de tout: éditer, promouvoir, et mettre en exergue ces/ses athlètes de la pensée et du savoir. C’est le diable d’Ange qui a su et pu rendre hommage, de leurs vivants comme il se devait et à Régina Yaou, Charles Nokan et à Camara Nangala avant que ces derniers ne quittent ce monde. On peut dire qu’il a eu le nez creux. Il a également rendu hommage à Tiburce Koffi et son sens de l’irrévérence, de l’insoumission, à Véronique Tadjo, la mère de « Latérite », « le Royaume aveugle » etc.
Ange fait livre de toute histoire. Il s’est intéressé aux touts petits avec des contes ‘Chemin de sagesse » et « Leçons de vie ». Il ne faudra pas être surpris de ce que sa propre vie, riche de péripéties servent de toile fonds dune histoire et le fasse basculer du côté des auteurs. Il en a les moyens en tout cas.
Il est l’un des rares éditeurs ivoiriens à n’être pas formés sur le tas mais à avoir suivi des études, comme sa collègue Flora Konan formée elle à Rennes, lui au Cameroun dans le domaine de l’édition. Après un passage réussi au Groupe Fraternité matin, il a constitué en 2002, Gad Editions qui revendique la demi centaine d’ouvrages.
Même s’il n’est pas nécessaire ou indispensable d’être à la fois éditeur, auteur et commissaire de salon du livre. Ces rôles impliquent des responsabilités différentes et demandent souvent des compétences distinctes. Cependant, il n’est pas non plus impossible d’occuper plusieurs de ces rôles car Ange N’Dakpri comme un beau diable, se bat et il a les compétences et le temps nécessaires pour le faire. Et le faire bien.
POUVOIRS MAGAZINE

