Parce qu’il entend briguer la Présidentielle de 2025, Tidjane Thiam s’est mis au travail et est candidat à la Présidence du Pdci-Rda le 16 décembre 2023.
Désormais à la recherche du temps perdu, il s’inscrit dans le rattrapage funéraire et ne trouve plus que les Africains aiment à perdre du temps dans les obsèques. Quand il n’est pas chez les Bédié, c’est chez les Ouassenan Koné qu’il grille de longues heures à proposer un visage affligé par les malheurs des autres. Ou encore un geste d’étrange générosité à l’endroit des Bra Kanon.
Il peut éprouver de la peine kilométrique puisque pendant près de 3 décennies la mort des autres n’a pas eu raison de sa volonté de rester dans des pays tranquilles comme la France ou l’Angleterre ou encore la Suisse où ne sont pas présents les bruits de botte. L’homme avait préféré les pays paisibles au long pleur funéraire des nègres.
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L’homme, pour le pouvoir renonce à ce premier principe, à ce qu’il croyait ou pensait que les Africains aimaient trop à organiser des interminables funérailles au lieu de travailler pour se bâtir un avenir reluisant.
Le deuxième principe est que l’homme reçoit et accepte sans déplaisir les appellations successives de « Champion », « Chef », the first », « Number one » lui pour qui des appellations comme « Le Woody » ou « Brave Tchê » était une forme déplaisante du culte de la personnalité.
Le troisième principe est d’accepter désormais que les Africains soient assistés et entretiennent le réflexe de la main tendue. La preuve, Tidjane Thiam se dit « prêt à prendre en charge tous les arriérés de cotisations non pas d’un ou de deux mais de tous les secrétaires généraux de sections et de tous les Délégués, ainsi qu’à soutenir les membres du Bureau politique au cas par cas » .
Bref, les arriérés de cotisations des votants. Venant d’un capitalisme, ce geste portant un nom. C’est de l’achat de conscience qui consiste à rendre redevable des personnes dont on a besoin des voix.
Le candidat tente de se tropicaliser et ses épanchements, sa générosité sont cousus de fil blanc. Un capitaliste, un financier ne donne jamais ni de son temps, ni de son argent, il ne s’investit pas. Il investit. Toujours.
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