Le Commissaire Général du Salon International du Livre d’Abidjan dresse un bilan a minima de la 13 eme édition qui vient de se tenir
du 9 au 13 mai 2023
L’implication de Mme Françoise Remarck, ministre de la Culture, a été remarquable. Elle était présente au début, à la fin, elle a lu le texte à la Dictée du Rotary… Comment vous prenez ça?
Je vais d’abord , en mon nom propre et au nom de toute la communauté des professionnels de l’édition, du livre et de la lecture au plan comme à l’international, lui dire merci pour cette implication appréciée de tous. Ça va faire un an bientôt qu’elle a en charge le département de la Culture. Et en technocrate qu’elle est, elle est en train de prendre ses marques pour l’impulsion d’une nouvelle action de transformation des industries culturelles et créatives. Et nous allons lui réitérer notre engagement à l’accompagner dans la réussite de sa mission. Là, elle nous a démontré son soutien. Et avec son humilité, sa présence maternelle elle a du donner un
éclat, au propre comme au figuré, au succès de cette édition du SILA. Dans la tradition africaine, on saura, dans les
prochains jours, solliciter une audience pour aller de vive voix lui exprimer notre reconnaissance. Je dois aller voir la ministre pour ça.
Les élèves et étudiants ont une fois de plus assuré au niveau de la mobilisation.
Cette population scolaire et estudiantine est l’une des principales cibles du SILA. C’est auprès d’eux que la sensibilisation doit être surtout menée afin de relever le défi d’un lectorat actif pour la redynamisation de la lecture publique en Côte d’Ivoire. Les enfants ont en tout cas pris du plaisir à participer à ce Salon. J’ai été un peu peiné de voir certains enfants repartir sans avoir pu s’acheter un livre. C’était frustrant pour eux de n’avoir pas les moyens pour le faire. Et ça, il nous appartient de travailler sur cet aspect là, avec les parents, les écoles mais bien entendu avec les collectivités, les mairies, les associations, les fondations pour qu’au nom d’une certaine responsabilité sociétale, ils puissent offrir des chèques-livre aux jeunes et aux enfants qui viennent au Salon du livre. Ce sont des choses qu’il va falloir bien structurer et s’y prendre tôt afin de ne pas mettre ces partenaires devant le fait accompli
POUVOIRS MAGAZINE

