Macky Sall, 2 avril date de fin de course

3 ans

Alors qu’il s’apprêtait à quitter le pouvoir après l’élection présidentielle qui devait se tenir le 25 février, il semble avoir tout à coup perdu la main. Et plongé son pays dans une crise politique aussi grave qu’inattendue.

Macky Sall qui avait bien démarré son premier mandat, se comporte de façon inattendue. Comme certains dirigeants, il estime qu’il est de son devoir de rester au pouvoir pour garantir la stabilité politique et poursuivre des politiques qu’ils estiment être dans l’intérêt supérieur du Sénégal.

Cependant, cela peut parfois conduire à des abus de pouvoir, à la corruption et à une détérioration de la démocratie si cela se transforme en maintien au pouvoir à tout prix, au détriment des principes démocratiques et des droits de l’homme.

Dans son discours du 3 février, celui a été Ministre, premier ministre, puis président du Sénégal durant deux mandats et qui a, en plus de vingt années, occupé les plus hautes fonctions politiques de son pays a expliqué son choix par la nécessité de faire la lumière sur les accusations de corruption lancées par une formation d’opposition, le Parti démocratique sénégalais (PDS), à l’encontre de deux juges du Conseil constitutionnel.

Mais ces justifications n’ont pas convaincu. Celui que ses détracteurs décrivent comme un hyperprésident, « mackyavélique » est soupçonné d’avoir interrompu le processus démocratique.

L’aura de celui qui, encore récemment, allait négocier au nom de l’Afrique avec Vladimir Poutine et le Président Ukrainien allait bien au-delà des frontières de son pays, tout comme sa réputation de très grand tacticien.

Les magistrats l’imposent : Macky Sall devra passer la main le 2 avril, au terme de son second mandat. La loi fondamentale ne l’autorise pas à rester au pouvoir, même si l’élection présidentielle est repoussée à une date encore incertaine. Depuis, le chef de l’Etat sonde, écoute, élabore une stratégie afin de s’assurer une sortie par la grande porte

ETHAN GNOGBO

POUVOIRS MAGAZINE

 

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