Exilé mais actif : Tidjane Thiam alerte Washington sur la situation politique ivoirienne

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À un mois de la présidentielle, l’opposant Tidjane Thiam multiplie les échanges avec des élus américains pour défendre la démocratie ivoirienne.

Depuis les États-Unis, Tidjane Thiam mène une offensive diplomatique, dénonçant l’exclusion politique et appelant à des élections réellement inclusives.

Le 16 septembre, il échange avec Joyce Beatty, ex-présidente du Congressional Black Caucus, sur la situation politique alarmante en Côte d’Ivoire.

Tous deux insistent sur la nécessité d’un scrutin transparent, libre, où nul citoyen ne doit être privé de son droit fondamental.

Cette rencontre symbolise un appel clair aux institutions américaines pour surveiller la présidentielle ivoirienne, et éviter une crise prévisible.

Deux jours plus tard, Thiam dialogue avec James Clyburn, poids lourd démocrate, sur les dangers d’un processus électoral biaisé ou verrouillé.

Il évoque les pratiques d’intimidation, les rejets arbitraires de candidatures, et les restrictions imposées à certains acteurs de l’opposition.

Clyburn, président du groupe sur la foi, rappelle que démocratie et spiritualité exigent respect du droit et protection des plus vulnérables.

Le 18 septembre, Thiam rencontre aussi le républicain Jimmy Patronis Jr., preuve d’une démarche transpartisane pour défendre la démocratie ivoirienne.

Ensemble, ils s’accordent sur l’importance cruciale de la stabilité régionale, condition sine qua non pour des investissements étrangers durables.

La Côte d’Ivoire, affirment-ils, ne peut être attractive si elle n’est pas d’abord gouvernée par des principes démocratiques incontestables.

Ces échanges soulignent l’isolement du candidat Thiam, empêché de concourir, mais toujours écouté sur la scène internationale.

Ils révèlent aussi la portée politique de son exil : transformer une exclusion nationale en tribune diplomatique internationale.

À un mois du scrutin présidentiel, Thiam reste donc actif, mobilisé, et plus que jamais déterminé à faire entendre sa voix.

En dénonçant les dérives électorales, il interpelle aussi les bailleurs, investisseurs, partenaires étrangers sur les risques d’instabilité croissante.

Derrière ses rencontres américaines, se dessine une stratégie d’influence : construire une pression externe pour rééquilibrer un jeu interne biaisé.

ETHAN GNOGBO

photo:dr

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