En mission préventive, Leonardo Santos Simão, émissaire onusien, multiplie les rencontres avec candidats et leaders politiques à Abidjan. Objectif : éviter que la tension électorale ne dégénère, comme par le passé.
Le diplomate onusien Simão discute avec figures politiques ivoiriennes, espérant désamorcer toute tension avant l’élection présidentielle d’octobre. À Abidjan, Leonardo Santos Simão appelle à un climat électoral paisible, loin des violences qui ont marqué l’histoire récente. Lors de sa rencontre avec Simone Gbagbo, Simão réaffirme que la paix nécessite des efforts collectifs et un engagement politique durable. Des émotions électorales à canaliser, pas à redouter, insiste l’ONU. Évoquant la force des émotions politiques, Simão plaide pour qu’elles soient porteuses de stabilité et non génératrices de chaos.
« Il faut éviter une rechute qui compromettrait les progrès réalisés », avertit l’ONU
Avec Henriette Lagou, le diplomate insiste sur la menace réelle que représente la violence électorale pour la croissance économique ivoirienne. Exclus du scrutin, plusieurs leaders historiques rencontrent Simão pour faire entendre leurs griefs et appeler à une réforme du processus électoral. Craignant une dérive similaire à celle de 2010, Affi demande un arrêt du processus électoral en faveur d’un dialogue élargi. Simone Gbagbo : « Il est temps que le pays sorte de ses logiques de crise ». La candidate du MGC appelle à un engagement collectif pour rompre avec le cycle répétitif de violences postélectorales.

Entre soutien international et crispations internes, une présidentielle sous haute tension
Simão alerte sur l’urgence d’actions concertées pour éviter que l’élection devienne un catalyseur de division nationale.
Une mission qui s’inscrit dans la continuité du dialogue engagé en avril dernier
Depuis plusieurs mois, l’ONU tente de rapprocher les acteurs politiques ivoiriens pour sécuriser le processus électoral à venir.
FATEM CAMARA
photo:dr
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