Opposition ivoirienne : ils veulent le fauteuil, mais refusent de s’unir !

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Osons baisser le niveau de langue d’un cran, certainement qu’on sera compris même par ceux qui sont censés comprendre.

Ainsi, chez nous, tout le monde veut le pouvoir, mais quand il faut s’asseoir pour régler les problèmes ensemble, chacun regarde son intérêt. À force de se battre entre eux, les opposants ne finissent-ils pas par arranger les affaires de ceux qu’ils combattent ?

En Côte d’Ivoire, nos opposants aiment dénoncer les injustices. Ils parlent de démocratie, de liberté et d’élections transparentes. Mais dès qu’il faut se mettre ensemble pour défendre ces principes, chacun semble vouloir jouer sa propre partition.

Soyons honnêtes : le peuple veut savoir une chose. Est-ce que l’opposition veut vraiment changer le système ou veut seulement prendre la place de ceux qui sont au pouvoir ? Parce que si c’est pour changer les personnes et garder les mêmes habitudes, ça ne sert pas à grand-chose !

Le problème, c’est que chacun semble attendre que son tour arrive avant de se fâcher. Quand un adversaire politique a des problèmes, certains regardent ailleurs. Mais dès que leurs propres militants sont concernés, les déclarations commencent à tomber.

L’affaire Katinan Koné pose justement cette question. Pourquoi faut-il attendre que le problème touche sa propre maison pour comprendre que les libertés concernent tout le monde ? Aujourd’hui, c’est l’adversaire qui est inquiété ; demain, qui peut garantir que ce ne sera pas votre tour ?

Les élections de 2025 auraient pourtant dû servir de leçon. Face aux contestations sur les candidatures et la liste électorale, les opposants auraient pu se mettre d’accord sur quelques règles simples : mêmes droits pour tous, décisions transparentes et justice équitable.

Mais voilà le paradoxe : on dénonce les règles, on dit que l’arbitre n’est pas impartial, puis on retourne jouer le match. Le PDCI-RDA a participé aux législatives de décembre 2025 malgré les critiques sur le processus. Avait-il une stratégie claire ou fallait-il simplement être présent ?

Participer n’est pas forcément une erreur. Mais quand on choisit de participer, il faut expliquer au peuple pourquoi, ce qu’on espère obtenir et ce qu’on refuse d’accepter.

Le plus grave, c’est que les divisions de l’opposition finissent par fatiguer les citoyens. Le peuple a ses problèmes : le coût de la vie, le chômage, les difficultés pour se soigner et envoyer les enfants à l’école. Il n’a pas le temps de suivre des querelles sans fin entre responsables politiques.

Si les opposants veulent convaincre les Ivoiriens, qu’ils commencent par montrer qu’ils peuvent s’entendre sur l’essentiel. Ils peuvent se battre pour le fauteuil, mais ils doivent d’abord s’accorder sur les règles du jeu.

Parce qu’au fond, le peuple ne cherche pas seulement de nouveaux dirigeants. Il veut que les choses changent réellement, et pas simplement que les mêmes habitudes changent de camp. Sinon il va falloir comprendre que le régime actuel conserve le pouvoir même après le départ du président Ouattara.

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