Justice, politique et littérature : l’héritage pluriel de Gnénéma Coulibaly Mamadou

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Ancien ministre de la Justice, magistrat hors hiérarchie et passionné d’écriture, Gnénéma Coulibaly Mamadou, décédé le 22 octobre à Abidjan, laisse une empreinte à la croisée de la justice, de l’action publique et de la littérature ivoirienne.

Un haut magistrat au parcours remarquable

Le monde judiciaire ivoirien est frappé par la disparition de Gnénéma Coulibaly Mamadou, ancien ministre et éminent magistrat ivoirien.

Son décès est survenu jeudi 22 octobre 2026 à Abidjan, selon une note officielle du parquet général.

L’annonce a été faite par le procureur général François Komoin, auprès des magistrats, greffiers et personnels de l’institution judiciaire.

Au moment de sa disparition, le défunt occupait les fonctions d’avocat général près la Cour de cassation et le Conseil d’État.

Il assumait également la responsabilité de chef de la section pénale au sein de cette haute juridiction ivoirienne.

Une carrière au service de l’État

Originaire de Korhogo, Gnénéma Coulibaly Mamadou a effectué ses études primaires et secondaires dans sa ville natale.

Après l’obtention du baccalauréat série A, il poursuit sa formation universitaire à l’Université nationale de Côte d’Ivoire.

Titulaire d’une maîtrise en droit, option carrières judiciaires, il intègre ensuite l’École de la magistrature pour préparer sa carrière professionnelle.

Son parcours l’a conduit à exercer plusieurs responsabilités importantes dans les juridictions et l’administration centrale ivoirienne.

Il a notamment dirigé le ministère de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés publiques pendant plusieurs années.

Cette expérience gouvernementale a constitué une étape importante de son engagement au service des institutions et de l’État.

Une passion littéraire au-delà du droit

En dehors de ses fonctions judiciaires, Gnénéma Coulibaly Mamadou cultivait un intérêt particulier pour la littérature et l’écriture.

Dès ses années de lycée, il avait commencé à écrire des poèmes, réunis dans un recueil resté inédit.

Après plusieurs décennies de carrière, il retrouve cette passion en publiant des œuvres inspirées des réalités sociales ivoiriennes.

Ses écrits abordaient notamment les traditions, les transformations sociales et les rapports entre héritage culturel et modernité.

Cette sensibilité littéraire révélait une autre facette de sa personnalité, au-delà de ses responsabilités au sein de la magistrature.

Sa disparition laisse ainsi un vide dans les milieux judiciaire, politique et culturel de Côte d’Ivoire.

Le programme des obsèques devrait être communiqué ultérieurement par les autorités compétentes.

ETHAN GNOGBO

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