En une décennie, Internet et les réseaux sociaux ont profondément transformé les habitudes quotidiennes, faisant de la connexion permanente un phénomène mondial.
En une décennie, Internet est devenu un espace quotidien, transformant profondément les habitudes numériques de milliards d’utilisateurs mondiaux.
Depuis 2012, le temps quotidien consacré à Internet a fortement progressé, révélant une transformation durable des comportements numériques mondiaux.
En 2012, l’internaute moyen consacrait une heure trente par jour à Internet, témoignant d’une connectivité encore relativement limitée mondialement.
En 2015, cette durée atteignait six heures dix-neuf minutes, quadruplant presque en trois ans l’usage quotidien observé auparavant mondialement.
Au troisième trimestre 2021, le temps moyen atteignait six heures cinquante-huit minutes sous l’effet notamment de la pandémie mondiale.
En 2024, elle reste à six heures trente-huit minutes environ, confirmant que l’hyperconnexion s’est durablement installée dans les pratiques quotidiennes.
Cette évolution s’explique par la généralisation du smartphone, l’amélioration des réseaux mobiles, l’essor des plateformes sociales et des usages numériques.
Les réseaux sociaux occupent désormais une place majeure, avec deux heures vingt-trois minutes quotidiennes en moyenne chez leurs utilisateurs.
Au-delà de la connexion, le FOMO renforce cette présence, car la peur de manquer une information entretient l’attention numérique.
Dans ce classement hebdomadaire des réseaux sociaux, le Nigeria atteint treize heures quarante-six minutes, devant le Kenya et Philippines.
Le Kenya suit avec treize heures trente minutes, tandis que les Philippines atteignent douze heures cinquante-trois minutes hebdomadaires environ.
Le Brésil, le Ghana et l’Afrique du Sud dépassent également onze heures trente minutes, confirmant une forte intensité régionale.
Ces résultats montrent que l’usage social est particulièrement élevé dans plusieurs marchés émergents, où les populations jeunes privilégient fortement.
Parallèlement, certains États du Golfe approchent une connectivité Internet universelle, grâce à leur urbanisation, leurs infrastructures et leurs revenus.
En 2024, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn atteignaient 100 % d’internautes selon les données de l’UIT.
Cette quasi-universalité illustre une fracture numérique qui se réduit dans certains territoires, mais persiste fortement ailleurs dans le monde.
CAMUS BOMISSO
POUVOIRS MAGAZINE

