Entre 2010 et 2024, les dynamiques mondiales de production d’or ont profondément changé. La Chine reste leader incontesté, le Canada double presque sa production, tandis que les États-Unis déclinent fortement.
Cette analyse, basée sur les données du World Gold Council, décrypte les performances des cinq plus grands producteurs d’or sur quinze ans.
« C’est par l’épreuve du feu qu’on reconnaît l’or pur. » – Sénèque
« Apprendre, c’est déposer de l’or dans la banque de son esprit. » – Shad Helmstette
Évolution des 5 plus grands producteurs d’or (2010–2024)
La demande mondiale d’or reste forte depuis dix ans, soutenue par les banques centrales et les marchés de l’investissement.
La Chine est restée le premier producteur mondial, avec une croissance modérée mais une stratégie minière très bien structurée.
En 2010, elle produisait 351 tonnes ; en 2024, ce chiffre est monté à 380 tonnes, soit 8 % d’augmentation.
Ce maintien s’explique par de solides investissements, un appui étatique, et une stratégie d’indépendance énergétique et industrielle nationale.
La Chine, championne mondiale incontestée de la production d’or
La Chine domine le marché grâce à un secteur minier bien structuré, soutenu fortement par l’État et ses politiques publiques.
Sa stabilité repose aussi sur un contrôle étatique des infrastructures minières, des raffineries et de l’exportation du métal jaune.
Bien que la hausse de production soit limitée, sa constance stratégique en fait un leader incontesté dans l’arène mondiale.
La Russie et le Canada, deux pays en pleine progression
La Russie augmente sa production de 63 % en quinze ans, atteignant 330 tonnes d’or extraites en 2024, un record.
Cette progression résulte d’investissements dans l’or stratégique, combinés à une volonté politique d’indépendance économique croissante.
Le Canada double presque sa production, passant de 102 à 202 tonnes, enregistrant la plus forte hausse du classement.
Le pays bénéficie d’un climat minier favorable, de nouvelles explorations et d’un cadre attractif pour les investisseurs étrangers.
Pourquoi la production américaine décline-t-elle fortement ?
Les États-Unis, seuls en recul, chutent de 231 à 158 tonnes, perdant 32 % de production en seulement quinze ans.
Ce déclin s’explique par des régulations environnementales plus strictes, une baisse de rendement et des fermetures de mines.
Conséquence : le pays passe du troisième au cinquième rang mondial, dépassé par le Canada et l’Australie désormais.
Classement 2025 des 21 plus grands producteurs d’or
En 2025, la Chine est toujours première avec 380 tonnes, suivie par la Russie (330) et l’Australie (284 tonnes produites).
Viennent ensuite le Canada (202 tonnes), les États-Unis (158), puis Ghana, Mexique, Indonésie, Pérou, Ouzbékistan, Mali.
Le Top 21 inclut aussi l’Afrique du Sud, Burkina Faso, Kazakhstan, Brésil, Soudan, Guinée, Colombie, Côte d’Ivoire, Tanzanie, Zimbabwe.
En résumé : les grandes tendances à retenir
1. La Chine maintient son leadership avec une croissance maîtrisée, un secteur protégé et un appareil d’extraction bien coordonné.
2. La Russie consolide sa deuxième place grâce à une stratégie nationale d’investissement dans l’or et les métaux stratégiques.
3. Le Canada impressionne par la dynamique de sa production, stimulée par l’innovation, l’exploration et la stabilité politique.
4. Les États-Unis reculent nettement, impactés par des freins environnementaux, des gisements en déclin et moins d’investissements.
5. L’Afrique conforte son importance (Mali, Ghana, Burkina Faso), tandis que l’Amérique latine reste un acteur solide et stratégique.
Camus BOMISSO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

