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Pour la Côte d’Ivoire judiciaire et politique, le 26 août résonne comme le jour de la séparation définitive avec l’une de ses figures les plus clivantes et mémorables.

C’est à cette date charnière qu’a eu lieu la levée de corps officielle du magistrat hors hiérarchie. Marquant le grand départ de cet homme d’État vers sa dernière demeure dans sa région natale du Tonkpi.
Un portrait entre rigueur et tempêtes politiques
Né dans le pays Toura, Tia Koné a incarné l’élite de la magistrature ivoirienne durant plus de quarante ans. Brillant juriste, il accède au sommet de sa carrière le 12 juillet 2000 lorsqu’il est nommé président de la Cour suprême par le Général Robert Guéi. Personnage au regard perçant et à la parole rare, il devient immédiatement l’arbitre des destinées de la nation.
C’est lui qui portera la lourde responsabilité d’exclure les candidatures d’Alassane Ouattara et d’Henri Konan Bédié lors de la présidentielle de 2000.

Un arrêt historique qui plongera le pays dans des décennies de débats passionnés.

Homme de conviction pour les uns, acteur contesté pour les autres, il quittera ses fonctions en 2011. Laissant derrière lui le souvenir d’un serviteur de l’État qui ne laissait personne indifférent.
Le rendez-vous solennel du 26 août
Après son décès survenu à Abidjan à l’âge de 78 ans des suites d’une longue maladie, c’est le jeudi 26 août que la république s’est rassemblée massivement à IVOSEP Treichville.
Ce jour-là, l’émotion était palpable lors de sa levée de corps. Parents, hauts magistrats et hommes politiques de tous bords se sont inclinés devant le cercueil de ce Grand-Croix de l’ordre national.
Ce 26 août a ainsi scellé le dernier chapitre abidjanais de sa riche existence. Avant le transfert de sa dépouille vers Man pour son inhumation définitive. Une date à jamais gravée dans la mémoire collective ivoirienne.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

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