À quelques mois de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football, les lignes bougent. Alliances, ruptures, fidélités et ambitions personnelles redessinent le paysage politique du football ivoirien.
Derrière les déclarations publiques, une bataille d’influence s’engage pour le contrôle des clubs et des voix.
À l’approche de l’élection fédérale, la scène politique du football ivoirien connaît une recomposition progressive des rapports de force internes majeurs.
Longtemps perçu comme solidement installé, Idriss Diallo voit aujourd’hui son premier cercle de soutiens se réduire sensiblement au fil des semaines.
Autour du président sortant, seuls quelques collaborateurs demeurent présentés comme des soutiens indéfectibles malgré un contexte politique devenu particulièrement mouvant.
Le colonel Koné ainsi que son directeur exécutif apparaissent désormais parmi les rares personnalités affichant publiquement une fidélité constante au président.
Face à cette situation, Malick Tohé multiplie les rencontres avec les présidents de clubs afin d’élargir progressivement son assise électorale nationale.
Il s’appuie notamment sur l’ancien Groupement des clubs GX, où il conserve encore de timides relais d’influence.
Dans cette bataille silencieuse, chaque ralliement prend une dimension stratégique susceptible de modifier durablement les équilibres électoraux au sein fédéral ivoirien.
Beaucoup s’attendaient notamment à voir Marc Zoro conserver une position indépendante dans cette période particulièrement sensible de recomposition politique.
Son récent repositionnement alimentaire alimente pourtant de nombreuses interrogations parmi les observateurs attentifs de la gouvernance actuelle du football ivoirien national.
D’autres acteurs préfèrent cependant adopter une stratégie plus discrète, loin des affrontements médiatiques et des prises de position spectaculaires publiques.
C’est notamment le cas de Souleymane Cissé, candidat déclaré depuis plusieurs mois. Son profil parle plus et son programme aussi. Un livre qui montre son incapacité à se dédire
Son approche privilégie le respect rencontres, les échanges et la construction patiente d’un projet plutôt que les polémiques personnelles récurrentes.
Selon plusieurs observateurs, Malick Tohé nourrit également une frustration née de sa relation politique avec Idriss Diallo depuis son accession.
Il estimerait avoir largement contribué à cette victoire sans recevoir ensuite la reconnaissance politique qu’il pensait légitimement mériter en retour.
À mesure que l’échéance électorale approche, les ambitions individuelles pourraient désormais compter autant que les projets présentés aux présidents des clubs.
DESIRE THEA
POUVOIRS MAGAZINE

