En ce 16 avril 2026, la Côte d’Ivoire rend hommage à Dez Gad, pionnier du jazz, dont l’héritage artistique continue de résonner au-delà du temps.
En ce 16 avril 2026, la mémoire musicale ivoirienne s’élève avec gravité et gratitude vers la figure intemporelle de Dez Gad. Il aurait célébré ses 71 ans.
Né le 16 avril 1955 à 12h30 à l’hôpital annexe de Treichville, Désiré Coffi Gadeau demeure une référence. Référence majeure du jazz en Côte d’Ivoire.
Son décès survenu le 30 avril 2014 n’a en rien altéré la portée de son œuvre. Ni l’intensité de son empreinte artistique nationale.
Son parcours exceptionnel a façonné une esthétique musicale singulière. Profondément enracinée dans la rigueur et la liberté expressive du jazz.
Par son engagement constant, il a contribué à hisser ce genre au rang de langage culturel majeur en Afrique de l’Ouest.

Fondateur de L’Émoi du Jazz by Dez Gad, il a instauré dès 2009 un rendez-vous devenu incontournable du paysage culturel ivoirien.
Ce festival, aujourd’hui considéré comme le plus grand événement jazz du pays, a incarné une vision ouverte.
Une vision inclusive et profondément humaniste de la musique.
Chaque édition a rassemblé artistes internationaux, talents émergents. Et figures locales autour d’une célébration universelle du partage musical.
Sous le slogan fédérateur « Que du love ! », l’événement s’était imposé comme un espace de dialogue entre cultures et générations.
Dez Gad n’a jamais conçu la musique comme un simple divertissement. Mais comme une architecture sensible de l’âme et de la société.
Son approche artistique reposait sur la transmission, la rencontre et la valorisation des identités musicales africaines dans leur pluralité.
Dans cet esprit, un hommage éditorial majeur lui sera prochainement consacré à travers un ouvrage. Il est intitulé « Dez Gad, le jazz au bout des doigts » signé de Tiburce Koffi et Alex Kipré et édité par EBURNIE EDITIONS de Mme Amoikon Marie Agathe.
Ce livre, annoncé à l’occasion du Salon International du Livre d’Abidjan, du 28 avril au 2 mai viendra prolonger la mémoire vivante de son œuvre.
Il s’inscrit dans une démarche de reconnaissance culturelle visant à inscrire définitivement son nom dans le patrimoine artistique africain.
Par cette publication, il s’agit moins de célébrer un passé que de transmettre une vision durable du jazz comme langage universel.
Ainsi, en ce jour symbolique du 16 avril 2026, la Côte d’Ivoire ne commémore pas seulement une naissance. Mais honore une présence éternelle.
Dez Gad demeure une figure fondatrice, dont la trajectoire continue d’inspirer musiciens, festivals. Et générations d’artistes africains contemporains.
Son œuvre, enracinée dans la passion et l’exigence, transcende la disparition physique. Puis s’inscrit dans la mémoire collective du jazz africain.
Et dans chaque note jouée sous le ciel ivoirien, persiste encore l’écho vivant de son souffle créateur.
ALEX KIPRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

