Le gaz naturel liquéfié est aujourd’hui un pilier énergétique mondial. Certains détroits concentrent plus de la moitié de son commerce international.
Le gaz naturel liquéfié (GNL) est du gaz refroidi à -162°C pour réduire son volume d’environ six cents fois. Facilitant le transport maritime mondial.
Une fois regazéifié à terre, le GNL alimente centrales électriques, industries chimiques et systèmes de chauffage résidentiels dans de nombreux pays.
Les principaux points de passage stratégiques conditionnent l’approvisionnement mondial et la sécurité énergétique. Augmentant la sensibilité des marchés aux perturbations.
Le détroit d’Ormuz, entre l’Iran et Oman, concentre 21 % du commerce mondial de GNL. Constituant la voie la plus critique sur la planète.
Le détroit de Malacca, en Asie du Sud-Est, représente 17 % du commerce mondial, reliant l’Indonésie, la Malaisie et les marchés asiatiques importants.
Le cap de Bonne-Espérance assure 10 % des flux mondiaux. Servant de route alternative en cas de fermeture d’autres passages stratégiques.
Les détroits danois et turcs en Europe gèrent ensemble environ 4 % du commerce mondial de GNL.
Soulignant l’importance de ces corridors secondaires.
Le canal de Suez, malgré sa faible proportion, reste un passage clé pour les flux de GNL africains et du Moyen-Orient vers l’Europe.
Certaines régions, comme le détroit de Bab el-Mandeb, ne transportent actuellement pas de GNL. Mais restent vulnérables en cas de futures expansions gazières.
Les flux nord-américains vers l’Europe circulent librement grâce à un réseau de gazoducs. Contournant certains points de passage traditionnels critiques.
En résumé, plus de la moitié du commerce mondial de GNL dépend de passages maritimes stratégiques. Rendant la stabilité géopolitique essentielle à la sécurité énergétique.
Comprendre ces points névralgiques permet aux investisseurs et aux États de mieux anticiper les risques liés aux prix. De même qu’à la disponibilité du GNL mondial.
CAMUS BOMISSO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

