Au-delà d’une victoire sportive éclatante, le drame du stade Félix Houphouët-Boigny rappelle douloureusement l’urgence d’une sécurité renforcée dans les enceintes sportives.
Le vingt neuf mars deux mille neuf restera gravé comme un jour sombre du football ivoirien endeuillé par une tragédie.
Il y a 17 ans, au Stade Félix Houphouët-Boigny une bousculade meurtrière a coûté la vie à dix neuf personnes innocentes venues soutenir leur équipe nationale.
Plus de cent trente blessés ont également été recensés témoignant d’une organisation défaillante face à l’affluence massive des supporters.
Ce drame survenu lors du match opposant la Équipe de Côte d’Ivoire de football au Malawi a profondément choqué la nation entière.
Depuis Séville où il officiait, le joueur N’Dri Koffi Romaric avait eu une réaction noble. Il avait eu à exprimer une vive émotion face à cette catastrophe humaine inattendue.
L’international ivoirien avait confié que les joueurs n’avaient appris la nouvelle qu’après la victoire rendant ce succès amer.
La large victoire cinq à zéro fut ainsi dédiée aux victimes et à leurs familles plongées dans une douleur indescriptible.
Romaric a même déclaré que l’équipe n’aurait probablement pas joué si elle avait eu connaissance du drame.
Au-delà de l’émotion cet événement soulève une question cruciale sur la sécurité dans les infrastructures sportives africaines.
Les stades doivent garantir des accès contrôlés des issues de secours fonctionnelles et une gestion rigoureuse des flux humains.
L’anticipation des foules et la formation des agents de sécurité deviennent essentielles pour éviter de tels drames à l’avenir.
Chaque spectateur doit pouvoir vivre sa passion du football sans craindre pour sa vie dans des conditions dangereuses.
Ce drame rappelle que l’organisation d’un événement sportif engage la responsabilité de protéger chaque vie humaine présente.
Une pensée profonde s’élève aujourd’hui pour les dix neuf disparus dont les rêves se sont arrêtés brutalement ce jour là.
Leur mémoire impose vigilance responsabilité et engagement collectif afin que plus jamais le football ne rime avec tragédie
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

