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Des pasteurs ont pris d’assaut la Maison blanche. Par des prêches et des invocations apotropaïques, ils ont prié pour tirer Donald Trump du guépier iranien dans lequel il s’est jeté.

Lâchement et imprudemment.
En effet, Badr al-Busaidi, ministre des Affaires étrangères d’Oman et médiateur clef des négociations entre Washington et Téhéran, était optimiste sur l’issue des discussions diplomatiques.
« Je suis confiant. Et d’après mon évaluation de la situation dont les négociations se déroulent, je pense que l’accord de paix est à notre portée, » se confiait-il, le 27 février 2026, à la chaîne américaine CBS.
Il s’est gouré; ses propos n’engageant que lui. Au motif que les Iraniens « ne sont pas disposés à nous donner ce dont nous avons besoin, » Trump a rompu unilatéralement les négociations.
Suivant Benjamin Netanyahu dans sa farouche volonté d’en finir avec l‘Iran et son régime des mollahs, le président américain a abandonné la voie diplomatique pour lancer, le 28 février et à l’aveugle, des opérations militaires pour faire le jeu d’Israël.
Ce pays est le chouchou des Américains et bénéficie du feu vert sur tout ou presque: il détient illégalement l’arme nucléaire et ne fait pas partie du Traité de non-prolifération des armes atomiques, il a tué la volonté internationale de deux États (Palestine et Israël).

En colonisant de force les territoires palestiniens, il a détruit Gaza.

Et fait des milliers de morts au point que la CPI a lancé un mandat d’arrêt international contre le premier ministre et le ministre de la Défense israéliens, etc.
Avec leur bras séculier israélien, donc, les États-Unis d’Amérique ont pris, par surprise, l’Iran et décapité le pays. C’est l’objectif que vise depuis des décennies le premier ministre israélien, contrarié particulièrement par les présidents George Bush et Barack Obama.
Donald Trump est une aubaine. Avec son slogan de « Make America great again », il veut faire d’une pierre deux coups. D’un côté, solder les vieux contentieux. S’accaparer, comme au Vénézuéla, des richesses minières et pétrolières de l’Iran.
Et étendre l’hégémonie américaine aux portes de la Fédération de Russie et de l’autre, exécuter la volonté d’Israël, ce petit poucet qui fait et défait la politique extérieure américaine.
Mais, pris au piège, les États-Unis d’Amérique se retrouvent dans l’impasse militaire, comme en juin 2025.
Et les prêtres se sont mis en ordre de prière pour délivrer leur président et leur pays dans le bourbier (vidéo ci-dessous).
Jacques Chirac a été sidéré de réaliser que les désirs israéliens apparaissaient comme des ordres pour les États-Unis d’Amérique. Aussi, s’est-il lâché. « Je pensais autrefois que Israël était le 51 è État des États-Unis d’Amérique. Mais après ces deux visites (dont celle historique d’octobre 1996), j’ai découvert que les États-Unis d’Amérique ne sont rien de plus qu’une province gouvernée par Israël. » La messe est alors dite.
F. M. Bally
POUVOIRS MAGAZINE

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