MALICK TOHE A LES MOYENS DE FAIRE PIRE

6 jours

Malick Tohé a déjà démontré qu’il est capable de bien agir… pour Diallo Idriss, et ce, totalement à l’improviste, tout en infligeant un désastre aux partisans de Sory.

Ce double jeu révèle son opportunisme et son mépris absolu pour l’équité.

Et les véritables perdants sont les présidents de clubs, qui confient en privé ce que tout le monde pense tout bas. « il ne peut pas », « il est paresseux », « il n’aime pas le football » et « il n’en maîtrise rien ».

Ceux qui investissent tout dans ce sport — argent, temps, énergie, espoir — se retrouvent bafoués. Ignorés, déconsidérés par ceux qui tiennent les manettes. Clubs et groupements d’intérêt deviennent de simples pions dans un jeu de pouvoir. Et non des acteurs respectés et entendus.

Rappelons-le : le GX et Malick Tohé n’ont jamais été des forces de proposition véritables. Leur rôle se limite à la manipulation, aux apparats et au prestige pendant les CAN, peu importe le pays hôte.

Tandis que les véritables acteurs locaux restent invisibles et méprisés.

Se prévaloir d’être le fils d’Idrissa Tohé, proche d’Houphouët-Boigny, ou époux en secondes noces d’une ministre, ne confère aucune légitimité. Un faiseur de rois n’est jamais un roi. Surtout lorsqu’il n’a jamais été formé pour diriger une fédération.

La puissance surjouée de Malick Tohé — un homme qui prétend avoir construit Diallo. Tout en étant tenu en laisse pendant quatre ans — a fait des dirigeants de clubs, en particulier ceux qui ont voté pour Sory et perdu, les victimes de ses manœuvres et de leur propre crédulité.

Des profils d’anciens joueurs, des véritables connaisseurs du terrain, feraient infiniment mieux. Ils savent ce que le football exige, ayant eux-mêmes vécu le terrain. On pense à Didier Drogba, pour son carnet d’adresses, ou à Souleymane Cissé pour ses expertise et implication, sans oublier Marc Zoro qui n’a pas dit son dernier mot. Ces hommes savent valoriser et respecter les présidents de clubs et les joueurs, qui doivent aujourd’hui prendre le relais. Parce qu’ils connaissent le milieu.

Ce n’est plus un vœu pieux : c’est une urgence.

Il est temps de tourner la page. Malick Tohé et son cercle — amis d’hier, alliés d’aujourd’hui, ou ennemis masqués — doivent céder leur place et laisser émerger un leadership compétent. Un leadership conscient que le football n’est pas un baby-foot, ni un terrain d’expérimentation pour tester sa ruse ou son influence. La Fédération mérite un dirigeant qui valorise ses acteurs, respecte ses institutions. Et transforme le sport en véritable école de la première chance pour les jeunes et les clubs. Pas de seconde chance.

Dans un baby-foot à deux, le défenseur qui contrôle trois joueurs se permet parfois de diriger l’attaque, ignorant totalement la coordination nécessaire avec son partenaire. C’est l’image exacte de Malick Tohé aujourd’hui au sommet de la FIF. Il tente de prendre la place de Diallo tout en restant vice-président. Comme si la hiérarchie et le rôle des autres n’avaient aucune importance.

Ce comportement dépasse la simple maladresse.

Il s’agit d’une manœuvre de pouvoir où l’intérêt collectif des présidents de clubs, des joueurs et des groupements d’intérêt est piétiné. Au profit d’une ambition personnelle. Malick Tohé avait déjà fait basculer les voix en faveur de Diallo, offrant un avantage inattendu à ce dernier, tout en provoquant la ruine morale et émotionnelle de Sory Diabaté, aujourd’hui disparu. Et de tous ceux qui lui faisaient confiance.

Les présidents de clubs ont investi leurs économies, leur énergie et leur réputation pour soutenir des projets collectifs. Mais face à la duplicité et à l’avidité de certains dirigeants, ils sont déconsidérés, ignorés et trahis. Exactement comme un partenaire de baby-foot subissant des décisions contraires à la stratégie convenue.

Il ne s’agit pas seulement de football ni de vision sportive. C’est une affaire de pouvoir, où l’institution est transformée en théâtre d’intrigues. Ceux qui croient pouvoir manipuler la hiérarchie. Et imposer leur volonté comme sur une console démontrent avant tout leur incapacité à comprendre le rôle réel de la Fédération.
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

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