Le débat sur la Commission électorale indépendante (CEI) a encore, et opportunément, ressurgi après la reprise des élections législatives du 21 février 2026 dans les circonscriptions électorales de Toumodi et de Massala.
Arguant de la défaite du RHDP face à deux candidats, l’un du PDCI-RDA et l’autre indépendant, les partisans du pouvoir ont rejeté les vives critiques formulées contre l’organe électoral.
Et c’est Coulibaly-Kuibiert Ibrahime, président de la CEI, qui, après son diagnostic, en a fait le procès le jeudi 30 octobre 2025.
« Mon avis, c’est que la CEI ne doit même plus exister ». A-t-il déclaré, comme pour signer son arrêt de mort.
« Après ces élections législatives du 27 décembre 2025, il faut autre chose. Pour préserver la paix en Côte d’Ivoire, il faut un autre format ». A-t-il poursuivi, décrivant ainsi l’échec de la CEI.
Avant de rejoindre, dans ses propos, certaines positions de l’opposition, il a ajouté : « Les réformes à venir devraient proposer un modèle de gestion sans désignation de représentants d’entités politiques et sociales. »
Pour de nombreux observateurs, la CEI a trahi les espoirs placés en elle.
F. M. Bally
photo:dr
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