Nicolas Pépé: Quand l’ego l’emporte sur la sagesse

6 jours

En s’attaquant frontalement aux règles de bienséance et en laissant entendre que le président de la FIF, Idriss Diallo, est l’unique responsable de son éviction pour la CAN 2025 au Maroc, Nicolas Pépé tente de s’attribuer le rôle du martyr.

Pourtant, sa récente sortie médiatique est loin d’être un gage de sincérité. Au contraire, elle révèle une méconnaissance des dossiers et une légèreté déconcertante, notamment concernant le cas d’Alban Lafont.
Le cas Alban Lafont : une procédure rigoureuse, pas une « faveur »
Nicolas Pépé a cru bon d’insinuer, avec une pointe d’ironie mal placée, que la nationalité ivoirienne d’Alban Lafont aurait été obtenue de manière douteuse. La réalité est pourtant purement administrative et juridique.
Comment Alban Lafont est-il devenu un Éléphant ?
Contrairement aux allégations de Pépé, le passage de Lafont sous les couleurs ivoiriennes est le fruit d’une bataille procédurale menée par la FIF auprès des instances internationales. Comme l’atteste la décision de la FIFA :

 » Le joueur Lafont Alban-Marc est éligible pour jouer pour les équipes représentatives de la FIF (Fédération Ivoirienne de Football) avec effet immédiat ».

Cette décision fait suite à un dossier solide démontrant les attaches et la volonté du joueur. Après une procédure de changement de nationalité sportive conforme aux statuts de la FIFA. En tant que professionnel, Nicolas Pépé devrait savoir que l’on ne devient pas international ivoirien par un simple claquement de doigts. Mais par un renoncement formel à une précédente nationalité sportive.
Une sortie de route inutile et hasardeuse
En qualifiant Alban Lafont de  » Burkinabé « , Pépé ne fait pas preuve de franchise, mais de malveillance. Pire, il a affirmé que les binationaux ne rejoignaient la Côte d’Ivoire que par dépit. Après avoir échoué à intégrer l’équipe de France.

Cette déclaration est un affront pour ses coéquipiers. Car elle remet en cause l’attachement au maillot de nombreux cadres de la sélection.

Pour l’institution qu’est l’équipe de Côte d’Ivoire, de tels propos fragilisent l’unité du vestiaire à l’approche de défis majeurs.
La responsabilité managériale d’Idris Diallo
Face à ce qu’il convient d’appeler un « élément perturbateur « , le président Idriss Diallo, en concertation avec le sélectionneur Emerse Faé, a pris ses responsabilités. Écarter Nicolas Pépé du groupe pour la CAN 2025 n’est pas un règlement de comptes personnel. Mais une mesure de protection pour les Éléphants.
Prévenir une crise de vestiaire inutile est le premier devoir d’un dirigeant. Le refus de Pépé de faire amende honorable, affirmant même qu’il réitérerait ses propos si c’était à refaire, témoigne d’un ego surdimensionné et d’un manque de sagesse flagrant.
La bêtise n’est pas de la bravoure
Certains voient dans l’entêtement de Nicolas Pépé une forme de courage. C’est une erreur de jugement. Persister dans l’erreur, mépriser les institutions et diviser ses partenaires ne sont pas des signes de vérité. Mais une attitude suicidaire pour une carrière internationale. La sélection de Côte d’Ivoire est une institution qui mérite le respect, et non une tribune pour des griefs personnels mal étayés.
GOHOUROU MARTIAL
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

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