Festus arrêté pour trafic d’être humain

6 jours

Arrestation spectaculaire d’un acteur-clé présumé d’un réseau de traite de Kényans envoyés en Russie, révélant manipulation, promesses fallacieuses et drame humain.

Festus Omwamba, 33 ans, est en garde à vue. Il attend sa comparution devant la justice kényane pour trafic présumé d’êtres humains.

La police de Moyale, ville frontalière avec l’Éthiopie, où les autorités ont mis fin à ses activités clandestines l’a interpelé.

On accuse l’homme d’avoir dirigé Global Face Human Resources. Agence par laquelle on a envoyé plus de mille Kényans en Russie, souvent de force.

Selon la Direction des enquêtes criminelles, Omwamba est considéré comme « le cerveau » du réseau, associé à d’autres complices basés à Moscou.

On a recruté ces Kényans, souvent sans expérience militaire avec la promesse d’emplois civils bien rémunérés. Avant d’être enrôlés dans l’armée russe.

Certains sont partis croyant devenir vendeurs, agents de sécurité ou sportifs professionnels en Russie.

On les a ensuite envoyés sur le front en Ukraine. Souvent après une formation militaire minimale.

Et on a blessé et tué beaucoup dans le conflit.

On poursuit également Edward Gituku, collaborateur présumé d’Omwamba, pour trafic d’êtres humains. Mais on l’a remis en liberté sous caution récemment.

Le député Kimani Ichung’wah a affirmé, se basant sur un rapport conjoint des services de renseignement et de la DCI, qu’on a enrôlé plus de mille Kényans.

L’ambassade de Russie au Kenya a réagi. Affirmant le 19 février que la Russie ne joue pas de rôle dans le recrutement illégal de citoyens kényans dans son armée.

En réalité, l’arrestation d’Omwamba met en lumière un réseau sophistiqué. Utilisant promesses financières et mensonges pour exploiter des citoyens vulnérables. Renforçant l’urgence d’enquêtes approfondies.

Au départ, tout a commencé par des offres d’emploi séduisantes. Et la manipulation de jeunes Kényans confiants, qui ont fini par subir la coercition et la guerre.

FATEM CAMARA

photo:dr

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