Cinq ans après sa disparition brutale à Bougouni, le monde du football se souvenait d’un jeune défenseur ivoirien fauché en pleine promesse.
Cinq ans plus tard, la première journée endeuillée du championnat restait gravée dans les mémoires des supporters bouleversés.
Le 19 février, Kouakou Franck Elvis Kouadio s’était effondré subitement, quelques instants avant le départ prévu pour Mopti.
Âgé seulement de vingt et un ans, le défenseur central ivoirien évoluait alors sous les couleurs de l’US Bougouni.
Ce matin-là, il avait déposé sa valise dans le bus avant d’encourager ses coéquipiers à se presser.
Soudainement, il était tombé au sol devant ses partenaires médusés, victimes d’un arrêt cardiaque foudroyant selon le médecin.
Les tentatives de secours avaient été immédiates, mais la vie du jeune joueur s’était arrêtée brutalement.
Le président Zoumana N’Tji Doumbia avait décrit un garçon humble, respectueux et profondément attaché aux valeurs du club.
Il avait confié qu’il considérait Kouakou Franck comme son propre fils tant leur relation dépassait le cadre sportif.
Arrivé deux ans auparavant à Bougouni, le jeune défenseur s’était distingué par sa discrétion exemplaire.
La nouvelle avait aussitôt traversé les frontières, plongeant familles, coéquipiers et dirigeants dans une profonde consternation collective.
La Fédération malienne de football avait présenté ses condoléances officielles à l’US Bougouni et à la famille éplorée.
Avec l’appui des autorités et de l’ambassade, le corps du joueur avait été rapatrié en Côte d’Ivoire.
À Abidjan, parents et proches avaient organisé des funérailles.
Cinq ans après, ses anciens coéquipiers évoquaient encore son sourire discret et son engagement sans faille.
Son décès avait rappelé la fragilité des destins sportifs et l’importance du suivi médical rigoureux.
Chaque saison, l’US Bougouni observait une minute de silence en hommage à son jeune défenseur disparu.
Pour beaucoup, Kouakou Franck Elvis Kouadio demeurait une promesse inachevée du football ivoirien et africain.
Son souvenir continuait d’inspirer les jeunes joueurs aspirant à réussir loin de leur terre natale.
Ainsi, cinq années plus tard, son nom restait associé à la dignité, au courage et à la mémoire collective.
DESIRE THEA
photo: dr
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