Une candidature mûrie, structurée et portée par une vision de rupture pour le football ivoirien. Le 12 février 2026 ne relève ni du hasard ni d’une convenance de calendrier.
En officialisant sa candidature à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football, Souleymane Cissé ne s’inscrit pas dans une simple compétition électorale : il engage une ambition de transformation profonde, portée par une vision structurée, une exigence de gouvernance et la volonté d’ouvrir un nouveau cycle pour le football ivoirien.
En officialisant sa candidature à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) à cette date précise, Souleymane Cissé a posé un acte réfléchi, presque symbolique. À deux jours de la Saint-Valentin, il a proclamé son attachement au football ivoirien ; à l’orée conjointe du Carême chrétien et du mois béni du Ramadan, il a inscrit sa démarche dans une temporalité spirituelle exigeante : celle du dépassement, de l’introspection et de la métamorphose.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : transformer en profondeur la gouvernance du football national.
Une déclaration maîtrisée, un cap assumé
Réunis au Centre ivoiro-coréen, acteurs du football, présidents de clubs, membres de la presse et observateurs attentifs ont assisté à une déclaration d’une rare densité stratégique. D’emblée, le candidat a tenu à saluer ses prédécesseurs — notamment Sory Diabaté — rappelant que chacun, en son temps et selon ses moyens, a contribué à l’édifice. Une marque d’élégance institutionnelle qui tranche avec les postures de rupture brutale.
Mais l’hommage n’était pas complaisance. Il était prélude à l’ambition. « À nous désormais d’élever l’ouvrage », a-t-il affirmé en substance, signifiant que le temps n’est plus à la gestion prudente de l’existant, mais à la structuration audacieuse de l’avenir.
Un leadership serein face à l’adversité
Les questions fusèrent, parfois acérées. Le décès tragique d’un joueur, dont l’aptitude avait été validée par les instances compétentes ; la fin du partenariat avec l’OGC Nice ; des allusions à des divergences familiales ; jusqu’à des interrogations insinuant un doute sur ses origines. À chacune de ces interpellations, Souleymane Cissé opposa un calme maîtrisé, presque déconcertant.
Concernant le joueur disparu, il appela à la décence : « Laissons la mémoire de ce jeune reposer en paix. » Sur le partenariat, il souligna avec lucidité qu’il est révélateur que l’on s’attarde davantage sur une séparation que sur la portée historique d’un accord qui demeure l’un des plus structurants du football ivoirien.
Quant à ses origines, il rappela avec dignité son ancrage : Kalamon, à proximité de Bouna, par sa mère issue de la famille Ouattara. Une filiation assumée, un enracinement clair, une identité sans ambiguïté. Loin de se laisser entraîner sur un terrain polémique aux relents d’un autre âge, il recentra le débat sur l’essentiel : le projet.
Une vision : organiser pour gagner
Le diagnostic est sans détour : le football ivoirien ne souffre pas d’un déficit de talent. Il souffre d’un déficit d’organisation, de mutualisation et de modernisation. Les compétences existent ; elles sont simplement dispersées. Les énergies sont présentes ; elles manquent de coordination.
La Fédération, selon lui, doit cesser d’être un simple organe administratif pour devenir une plateforme d’intelligence collective :
-
une gouvernance transparente et irréprochable ;
-
une stratégie de formation ambitieuse ;
-
des partenariats diversifiés et audacieux ;
-
une gestion optimisée des ressources ;
-
une valorisation réelle des clubs, véritables piliers du système.
Entouré de soutiens convaincus, dont des présidents de clubs majeurs comme celui du Séwé Sports de San-Pédro, il a insisté sur une exigence fondamentale : « jouer collectif ». Non comme slogan, mais comme méthode. Car aucune réforme durable ne s’impose par décret ; elle se construit par adhésion.
Une candidature de rupture responsable
Contrairement aux postures incantatoires, Souleymane Cissé n’a pas livré l’intégralité de son programme lors de cette première rencontre. Non par hésitation, mais par méthode. Il a donné rendez-vous pour une présentation structurée, détaillée, chiffrée. Le sérieux plutôt que l’effet d’annonce.
Son message, en revanche, est déjà limpide :
Il ne s’agit pas d’occuper un fauteuil. Pas de gérer l’existant.
Il s’agit de transformer.
Transformer les mentalités.
Les mécanismes.
Transformer la gouvernance.
Le 12 février 2026 restera peut-être comme le point de départ d’un cycle nouveau. Un moment où la candidature d’un homme s’est muée en projet collectif. Un moment où le football ivoirien a été invité à choisir entre la continuité prudente et l’ambition structurée.
Le coup d’envoi est donné.
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

