Les relations entre Abidjan et Niamey traversent une période délicate après des déclarations officielles jugées contraires aux usages diplomatiques.
Le Gouvernement ivoirien a décidé de convoquer l’ambassadrice du Niger afin d’exprimer sa position avec fermeté et clarté.
Les relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et le Niger se sont brusquement détériorées le vendredi trente janvier deux mille vingt-six.
Le ministère d’État chargé des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadrice du Niger en poste à Abidjan pour explications officielles.
Cette convocation fait suite à des déclarations publiques attribuées aux autorités nigériennes et jugées graves par les responsables ivoiriens compétents.
Les propos incriminés auraient enfreint les principes fondamentaux de respect mutuel régissant les relations diplomatiques entre États souverains africains.
Reçue au cabinet ministériel, la diplomate nigérienne a été informée de l’indignation exprimée par les plus hautes autorités ivoiriennes.
Ces déclarations portent atteinte à l’honneur du président Alassane Ouattara et à la dignité collective nationale.
Le Gouvernement ivoirien a rappelé son attachement constant aux valeurs de paix, de dialogue et de fraternité entre nations.
Ces principes guident sa politique étrangère, notamment avec les pays voisins de la sous-région ouest africaine historiquement partenaires.
Les autorités soulignent les efforts continus déployés pour maintenir des relations cordiales avec le Niger, fondées sur coopération ancienne.
Cependant, Abidjan estime que certaines prises de position récentes dépassent les limites acceptables dans les échanges diplomatiques normaux.
À l’issue de l’entretien officiel, on a remis une note de protestation pour transmission immédiate aux autorités de Niamey.
Le Gouvernement ivoirien affirme suivre attentivement l’évolution de la situation diplomatique entre les deux pays concernés actuellement.
Il n’exclut pas de prendre toutes mesures appropriées si ces tensions venaient à se prolonger durablement.
Cette convocation constitue un moment sensible dans des relations longtemps caractérisées par respect mutuel et coopération étroite.
Jusqu’ici, la Côte d’Ivoire et le Niger entretenaient des échanges réguliers dans plusieurs domaines d’intérêt commun.
Les prochains jours seront décisifs pour l’issue de cette crise diplomatique suivie attentivement par les observateurs régionaux.
MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
