Elections à violences meurtrières

3 semaines

Après une présidentielle agitée et des violences meurtrières, le Cameroun avance prudemment vers des élections locales décisives en 2026.

Les législatives et municipales à venir ravivent les inquiétudes politiques alors que les mandats prorogés touchent à leur fin.

Depuis octobre 2025, le climat reste marqué par la mémoire des morts et la peur d’un nouvel embrasement national.

Pourtant, les partis politiques demeurent étonnamment discrets, comme suspendus à l’acte présidentiel convoquant officiellement le corps électoral national souverain.

La loi du 24 juillet 2024 a prorogé les mandats parlementaires jusqu’au 30 mars 2026 sans débat politique majeur.

Les conseillers municipaux élus en 2020 verront aussi leurs fonctions s’achever officiellement le 31 mai 2026 conformément au décret.

Ces échéances juridiques imposent un calendrier serré que l’État semble encore hésiter à rendre public clairement politiquement médiatiquement nationalement.

Pour les analystes, cette attente traduit une stratégie de contrôle du tempo politique et médiatique national assumé par l’exécutif.

Invité sur la Crtv, Thomas d’Aquin Simbe Avore évoque une convocation probable du corps électoral en février prochain officiel.

Selon les textes, les législatives devraient précéder l’expiration des mandats de quarante jours exactement conformément au droit électoral camerounais.

Les municipales, elles, doivent intervenir au plus tard vingt jours avant la fin légale des conseils municipaux élus précédemment.

En théorie, l’élection des députés aurait déjà dû se tenir avant le 18 février 2026 selon les délais constitutionnels.

Celle des conseillers municipaux devrait suivre avant le 11 mai, sauf réaménagement politique majeur décidé par le pouvoir central.

Pour harmoniser les scrutins, une convocation du corps électoral le 9 février paraît plausible selon plusieurs observateurs politiques camerounais.

Mais le silence actuel nourrit soupçons, spéculations et crispations dans un pays encore fragilisé par les violences postélectorales récentes.

À l’approche de 2026, le Cameroun joue une séquence électorale sensible entre légalité, confiance et stabilité politique nationale durable.

JULIEN BOUABRE

photo:dr

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