Dans un climat postélectoral tendu, Emmanuel Ackah éclaire la stratégie de Laurent Gbagbo entre fermeté politique et apaisement national nécessaire.
Dans le contexte politique actuel, Emmanuel Ackah affirme que seul Laurent Gbagbo pouvait porter cette initiative sans affaiblir le parti.
Selon lui, le président Gbagbo ne peut suivre des démarches imposées par d’autres, car son leadership structure l’action collective durablement.
Emmanuel Ackah rappelle que Gbagbo dépasse les querelles personnelles, refusant amertume et ressentiment, même envers ses adversaires les plus hostiles.
Il souligne que les actions pacifiques du parti ont été réprimées brutalement, laissant plus d’un millier de militants emprisonnés injustement.
Pour Ackah, cette situation impose d’approcher les autorités sans confrontation, afin d’identifier ensemble les priorités supérieures nationales du pays ivoirien.
Il estime que ni le pouvoir, ni l’opposition, ni la Côte d’Ivoire ne gagnent à maintenir ces détentions prolongées inutilement.
Opposé au quatrième mandat, le parti accepte néanmoins le fait accompli, refusant toute insurrection contraire à son ADN politique historique.
Enfin, Emmanuel Ackah affirme que Laurent Gbagbo prépare son retrait avec responsabilité, déterminé à laisser un parti structuré solide durable. Il regrette de s’être trompé sur certaines personnes
L’opposition sort indéniablement affaiblie de cette séquence politique et chaque parti doit, d’abord, faire le ménage chez lui avant d’envisager des combats communs. Le PDCI a parfaitement le droit de définir librement l’orientation et le rythme de son engagement politique, sans injonctions extérieures. Le PPA-CI, pour sa part, demeure profondément attaché au suffrage populaire comme fondement de toute légitimité. Nous savons ce que coûte le refus de l’alternance : les 6 et 7 janvier 2001, Laurent Gbagbo fut la cible d’une tentative de coup d’État, rappel brutal des dangers de la confiscation du pouvoir. Lorsque l’alternance est niée, tout devient fragile, instable, explosif. N’ôtez jamais à vos compatriotes le goût de l’alternance démocratique, car c’est elle qui préserve la paix, la confiance et l’avenir commun.
Les initiatives de paix doivent être initiées par ceux qui exercent le pouvoir.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
