Vincent Toh Bi dont la candidature n’a pas été retenue pour refonder la gouvernance ivoirienne appelle à une participation citoyenne, avec simplicité et rupture avec violences.
Les partis se déchirent souvent oubliant les citoyens sans appartenance politique. Toh Bi défend une politique centrée sur les communautés plutôt que sur les ambitions. Il rappelle avoir accepté des fonctions inférieures par choix sensé.
Pour lui, la vraie ascension améliore concrètement vies des communautés.
Publier plusieurs livres rapidement traduit volonté de transmettre valeurs fortes. Il affirme que la finalité humaine dépasse la quête permanente de lumière.
Son parcours l’a mené dans trente trois régions ivoiriennes entières.
Il a parcouru cent cinquante huit villages souvent humblement seul.
À pieds, moto, voiture, il a partagé repas quotidiens avec les locaux. Ces expériences nourrissent une vision politique enracinée dans la simplicité et vécue avec le réel.
Il croit au bonheur discret loin projecteurs pouvoir politique central.
Selon lui l’utilité humaine n’est jamais éternelle pour personne durablement. Il met en garde contre la dépendance identitaire aux fonctions publiques.
Perdre un poste ne doit jamais briser l’orientation personnelle durable.
Cette lucidité explique les violences liées aux luttes conservation pouvoir politique.
Il plaide pour l’engagement intense puis le passage serein de relais collectif.
Universités, restaurants, villages, il conserve le même enthousiasme humain sincère partagé.
La fonction ne fonde jamais la valeur intrinsèque de l’individu libre responsable.
S’accrocher au pouvoir crée la peur de perte identitaire profonde durable et collective.
Sa vision invite les citoyens à redéfinir le rapport responsabilité politique nationale.
Il propose une politique ouverte apaisée orientée vers le service public authentique.
JULIEN BOUABRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
