À soixante dix ans, Moïse Lida Kouassi demeure incarcéré, rappelant l’histoire douloureuse des engagements politiques ivoiriens contemporains marqués par l’épreuve.
Universitaire respecté, syndicaliste engagé, homme politique controversé, il a consacré sa vie aux luttes idéologiques et institutionnelles nationales ivoiriennes historiques.
Né à Lakota, formé en Afrique et en Europe, il incarne une génération intellectuelle façonnée par l’exigence critique politique africaine.
Son parcours universitaire et syndical l’a exposé très tôt à la répression étatique et aux épreuves carcérales répétées douloureuses durables.
Ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo, il a exercé des fonctions stratégiques durant une période nationale instable complexe déterminante.
La crise politico militaire bouleversa son destin, l’éloignant du pouvoir et l’exposant aux soupçons persistants sécuritaires judiciaires nationaux prolongés sévères.
L’exil, d’abord au Ghana puis au Togo, marqua une rupture familiale profonde et une nouvelle vulnérabilité politique personnelle durable éprouvante.
Arrêté, extradé, jugé puis condamné, il devint l’une des figures emblématiques des procès post crise ivoiriens controversés médiatisés symboliques durables.
Sa libération par amnistie n’effaça ni la condamnation judiciaire ni les stigmates humains de l’incarcération prolongée politique sociale morale collective.
Revenu dans l’arène politique, il poursuivit son combat électoral malgré défaites, obstacles administratifs et pressions multiples persistantes institutionnelles locales nationales.
Ses récentes arrestations ravivent les interrogations sur l’État de droit et la réconciliation nationale ivoirienne réelle durable inclusive équitable attendue.
Célébrer ses soixante dix ans en prison confère à cette date une portée symbolique forte nationale politique mémorielle humaine profonde.
Pour ses soutiens, il incarne la constance idéologique face aux renoncements et aux compromis opportunistes successifs dominants politiques contemporains ivoiriens.
Pour ses détracteurs, son parcours demeure indissociable des crises violentes ayant fragilisé l’État ivoirien moderne souverain institutionnel politique sécuritaire durablement.
À soixante dix ans, il reste un acteur central du récit politique ivoirien contemporain complexe disputé vivant ouvert.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
