À quatre-vingt-quatre ans, Alassane Dramane Ouattara demeure une figure centrale de l’État ivoirien, respectée, pragmatique, obstinée, façonnée par l’action.
Il naît un premier janvier et célèbre aujourd’hui quatre-vingt-quatre ans d’une vie consacrée à l’État et au travail.
Chef d’État respecté, aimé par une partie de son peuple, il assume la distance que crée toujours l’exercice du pouvoir.
Pragmatique et obstiné, il a gouverné en privilégiant l’efficacité, souvent indifférent aux polémiques, concentré sur l’essentiel.
Économiste de formation, ancien cadre du FMI, il aborde la politique avec méthode, chiffres, rigueur et vision structurée.
Premier ministre dès 1990, il assainit les finances publiques au prix de décisions difficiles mais durables.
Empêché longtemps de concourir, frappé par l’ivoirité, il traverse l’épreuve sans renoncer à son ambition nationale.
Élu président en 2010 puis installé en 2011, il hérite d’un pays fracturé et économiquement éprouvé.
Il engage alors une politique d’investissements massifs dans routes, ponts, énergie, ports, écoles et hôpitaux modernes.
Ces infrastructures transforment durablement le pays et suscitent parfois jalousie, admiration et comparaisons chez les voisins.
Peu sensible aux commentaires, il préfère travailler, avancer, laisser le temps juger l’action et les résultats.
Critiqué sur certains aspects, salué sur d’autres, il incarne un pouvoir fondé sur la continuité et la stabilité.
Réélu à plusieurs reprises, il impose sa marque : croissance soutenue, État renforcé, image internationale restaurée.
À quatre-vingt-quatre ans, il reste un homme d’État debout, conscient de l’histoire, attentif à la transmission.
Alassane Dramane Ouattara demeure, qu’on l’approuve ou non, un bâtisseur central de la Côte d’Ivoire contemporaine.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
