Jazz Trip : Aly Kéïta, le maître du balafon revient faire vibrer l’Hôtel Ivoire le 8 janvier

2 semaines

De Bamako à Abidjan, de l’Institut Goethe à l’Allemagne, Aly Kéïta revient poser son balafon là où la mémoire musicale vibre encore.

Tout le monde connaît Aly Kéïta, immense musicien malien, formé par les maîtres Daga et Zouratié Coulibaly, références absolues du balafon.

Longtemps installé en Côte d’Ivoire, il a marqué Abidjan avec son binôme à la flûte pastorale Baba Gale. Avant de poursuivre son parcours en Allemagne, sans jamais rompre le lien. Et dans le monde aux côtés de Paco Séry, Dibango

C’est depuis l’Europe qu’il revient, à l’invitation d’Abijazz, pour Jazz Trip, le 8 janvier prochain à l’Hôtel Ivoire.

Arrivé à Abidjan le 27 décembre, l’artiste dispose de quelques jours pour répéter avec le groupe Jaixi.

À la batterie, Israël Boka, récemment auteur d’un album, impulsera le tempo avec la précision qu’on lui connaît.

À la basse, Isaac Badiel apportera profondeur et ancrage, pendant qu’Arnaud installera au piano des paysages harmoniques subtils.

Le quartet proposera un programme dense, composé exclusivement des œuvres d’Aly Kéïta, pour un concert de soixante-quinze minutes, ou davantage.

Son poignet est sûr, sa main aguerrie, façonnée par des décennies de scène, d’écoute et de transmission musicale.

Le 13 décembre dernier, à Ouagadougou, il a littéralement enflammé la Place de la Nation lors des Polyphonies pour la Paix.

Ce festival, dédié à la mémoire, à la culture et à la résilience, rassemblait des artistes majeurs et un public immense.

Aly Kéïta y partageait la scène avec cent musiciens, soixante choristes, cuivres, claviers multiples et percussions foisonnantes.

La Polyphonie Thérapie, innovation majeure, l’a comblé, d’autant plus qu’il jouait aux côtés de Cheick Tidjane.

À Abidjan, le format sera plus intimiste, plus resserré, laissant respirer chaque note et chaque silence.

Déjà, l’artiste a retrouvé l’Hôtel Ivoire, envahi par la nostalgie de ses années au pavillon, balafon à la main.

Même absent, Aly Kéïta n’a jamais quitté le cœur du public abidjanais, fidèle, attentif, toujours prêt à l’accueillir.

Référence assumée, source d’inspiration pour Ba Banga et les frères Diabaté, il observe la relève avec fierté.

Car en musique, chacun a son univers, comme chaque poisson son marigot, et Aly Kéïta connaît le sien.

Le 8 janvier, à l’Hôtel Ivoire, Abidjan est invité à renouer avec sa mémoire vivante : celle d’Aly Kéïta, en concert.

AKIPRE

photo:dr

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